mercredi 31 mars 2010

rencontre, MCCLVI



J'ai les méninges nomades
J'ai le miroir maussade
Tantôt mobile
Tantôt tranquille
Je moissonne sans bousculade

Je dis Aime

Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette

Je dis AIME, AIME, AIME






Du Sphinx dans mon rimeur

Paris au fil du coeur
Du Nil dans mes veines
Dans mes artères coule la Seine

Je dis Aime

Et je le sème
Sur ma plante
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette

Je dis AIME, AIME, AIME

Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant

Je dis AIME, AIME, AIME

Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant

AIME, AIME, AIME...

AIME, AIME, AIME...


Pour le dehors le dedans

Pour l'après pour l'avant
Pour le dehors le dedans
Pour l'après pour l'avant

Je dis Aime

Et je le sème
Sur ma plante
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette

Je dis AIME, AIME, AIME...



rencontre, MCCLV



...en la noche y la sombra
entrará con tus pasos
el silencioso paso del perfume
y con pies estrallados






el cuerpo claro de la primavera



lundi 29 mars 2010

rencontre, MCCLIV




Secrètement, je ne cesse de te chanter

Et si mes mots sont silence







ô mon Coeur

c'est pour mieux t'écouter




rencontre, MCCLIII




Cet érotisme si doux









d'un printemps qui prend son pied...




dimanche 28 mars 2010

rencontre, MCCLII




PAIX SUR LA TERRE







AUX ENFANTS DE BONNE VOLONTE




samedi 27 mars 2010

rencontre, MCCLI




Eh oui. A Paris nous aussi nous tenons Salon.







Si nos lectrices nous sont fidèles ?


Mais oui nous le savons.



rencontre, MCCL



Tout' les nuits qu'on s'fait

un peu de coeur à coeur

ça t'met le ciel en feu






ça m'met le ciel en fleurs



vendredi 26 mars 2010

rencontre, MCCXLIX



J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité






Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?



jeudi 25 mars 2010

rencontre, MCCXLVIII



BELLE MON AMOUR

BELLE

INFINIMENT LEGEREMENT






BELLE

COMME DES AILES DE PRINTEMPS



mercredi 24 mars 2010

rencontre, MCCXLVII



On peut voir la vie comme ça, aussi. Quelque chose de l'ordre du désir et de l'attente. Avec, chez nous les deux Apollines, quelque chose en plus de l'ordre de l'intuition permanente.



Peut-être le plus dur à vivre.








Ou peut-être bien le plus doux.




mardi 23 mars 2010

rencontre, MCCXLVI




Je sais. On peut aussi trouver la clé.







C'est toute la différence entre ouvrir et percer.




lundi 22 mars 2010

rencontre, XCCXLV




LE PLUS TROUBLANT DANS TON MYSTERE







C'EST QUAND IL CHERCHE A TE PERCER



dimanche 21 mars 2010

rencontre, MCXLIV



Saison des A, des deux des doubles A.

Double vie, double vue, double quoi ?





Qui saura ?

Double s'en va toujours d'un même pas

Double jamais ne se lassera de soi



samedi 20 mars 2010

rencontre, MCCXLIII




Samedi 20 mars 2010, 17h32








SAISON DES A




vendredi 19 mars 2010

jeudi 18 mars 2010

rencontre, MCCXLI



Ἀρτίως μ᾽ ἀ χρυσοπέδιλλος Ἀύως







...déjà l'Aurore à la chaussure d'or paraît à l'horizon




mercredi 17 mars 2010

rencontre, MCCXL




SIVE TRANSGREDERIS








SIVE REGREDERIS AMOR




mardi 16 mars 2010

rencontre, MCCXXXIX



Ma Lunaire

Ma petite femme à mes minuits


trop solitaires

Ma grande Madone à mes infinies Insomnies







Celle que je prie

Quand mes vers battent à l'envers

Quand la Nuit ne dort plus dans mon lit




lundi 15 mars 2010

rencontre, MCCXXXVIII




Mais oui le Printemps vient
le Printemps court










ne le sentez-vous pas ?




dimanche 14 mars 2010

samedi 13 mars 2010

rencontre, MCCXXXVI




Quand je dis je

c'est toujours nous

ce nous c'est le







mot le plus doux




vendredi 12 mars 2010

rencontre, MCCXXXV




Parfois je m'aime en sauvage

tête de l'art brut et contemporaine

c'est Vénus qui veut ça








COMPRENEZ-MOI





jeudi 11 mars 2010

rencontre, MCCXXXIV



Du détroit d'indigo aux mers d'Ossian, sur le sable rose et orange qu'a lavé le ciel vineux, viennent de monter et de se croiser des boulevards de cristal habités incontinent par de jeunes familles pauvres qui s'alimentent chez les fruitiers. Rien de riche.
- La ville !

Du désert de bitume fuient droit, en déroute avec les nappes de brumes échelonnées en bandes affreuses au ciel qui se recourbe, se recule et descend, formé de la plus sinistre fumée noire que puisse faire l'Océan en deuil, les casques, les roues, les barques, les croupes.
- La bataille !

Lève la tête : ce pont de bois, arqué ; les derniers potagers de Samarie ; ces masques enluminés sous la lanterne fouettée par la nuit froide ; l'ondine niaise à la robe bruyante, au bas de la rivière ; ces crânes lumineux dans les plants de pois, - et les autres fantasmagories - La campagne.

Des routes bordées de grilles et de murs, contenant à peine leurs bosquets, et les atroces fleurs qu'on appellerait coeurs et soeurs, Damas damnant de langueur, - possessions de féeriques aristocraties ultra-Rhénanes, Japonaises, Guaranies, propres encore à recevoir la musique des anciens, - et il y a des auberges qui pour toujours n'ouvrent déjà plus - il y a des princesses, et si tu n'es pas trop accablé, l'étude des astres. - Le ciel.






Le matin où, avec Elle, vous vous débattîtes parmi ces éclats de neige, les lèvres vertes, les glaces, les drapeaux noirs et les rayons bleus, et les parfums pourpres du soleil des pôles, - ta force.



mercredi 10 mars 2010

rencontre, MCCXXXIII




Demain Mi-Carême...










En quoi se déguiser ? En soi-même, assurément.
Le plus beau des masques, n'est-ce pas se mettre à nu ?



mardi 9 mars 2010

rencontre, MCCXXXII



BAD GIRL







Fille on ne peut plus vilaine

Qui délaissant sa vaisselle

pense et songe et rêve à Celle

dont sa petite âme est pleine




lundi 8 mars 2010

rencontre, MCCXXXI




Dans Mars à demi-mots
passe
ta silhouette et pas
à pas ta peau m'enlace
baisers de mars
bourgeons très doux que déjà berce







un peu d'ivresse




dimanche 7 mars 2010

rencontre, MCCXXX



La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance,
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,
Sous l’olivier, le myrte, ou les saules tremblants,
Cette chanson d’amour qui toujours recommence ?...


Reconnais-tu le Temple au péristyle immense,
Et les citrons amers où s’imprimaient tes dents,
Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
Où du dragon vaincu dort l’antique semence ?...


Ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours !
Le temps va ramener l’ordre des anciens jours ;
La terre a tressailli d’un souffle prophétique...







Cependant la sibylle au visage latin

Est endormie encor sous l’arc de Constantin
— Et rien n’a dérangé le sévère portique.



samedi 6 mars 2010

rencontre, MCCXXIX



Un jour
Elle se retournera
un jour, un soir
Elle me regardera
un jour, un soir, une nuit tout entière
nos mains
se poseront
tout bas
très bas
nos mains
s'embrasseront

nos coeurs
s'embraseront
tout haut
très haut






du feu sans fin de nos yeux retrouvés



vendredi 5 mars 2010

rencontre, MCCXXVIII



La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.

— C’était le jour béni de ton premier baiser.






Ma songerie aimant à me martyriser
S’enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un Rêve au cœur qui l’a cueilli.
J’errais donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.



jeudi 4 mars 2010

rencontre, MCCXXVII




J'ai vu soudain l'aurore embrasant ton visage







et c'est comme si le soleil s'était deux fois levé




mercredi 3 mars 2010

rencontre, MCCXXVI



L'IRRESISTIBLE SURGISSEMENT






DU GRAND DEMENAGE
DE PRINTEMPS



mardi 2 mars 2010

rencontre, MCCXXV



Ainsi que la terre pâmée,

Ses cheveux fleuris dans le vent,
Vers le calme soleil levant
Exhale sa vie embaumée,


Ainsi vers toi j’élèverai,
Dans l’azur de ton ciel mystique,
Le parfum de ce pur cantique
Par ton âme seule inspiré.







Ta voix me pénètre, et c’est elle
Qui par ma bouche aura chanté
L’hymne pieux à ta beauté,
Visible Esprit, chair immortelle !


Je devinerai le secret
De ces magiques harmonies
Où, sous tes doigts, vibrent unies

La mer, mon âme et la forêt.


Dissipant les langueurs moroses.

Les rêves dont j’ai cru mourir,
Toi seule en moi fis refleurir
De suaves et nobles roses.


Quand tes yeux les reconnaîtront

Tu souriras de mon offrande,
Car j’en veux faire une guirlande
Pour couronner ton chaste front.


Frais parfums, hymnes, fleurs tressées,

Tout vient de toi : reprends ton bien.
Que mon cœur te parle du lien,
Et contemple en moi tes pensées.



lundi 1 mars 2010

rencontre, MCCXXIV



PREMIER MARS.






Quelque chose de moi qui se réveille