samedi 30 août 2008

rencontre, CDXLVI



"ma Voyageuse..."






Tu m'appelles "ma Voyageuse..."







Avec "voyeuse",
ça rime un peu, non ?




vendredi 29 août 2008

jeudi 28 août 2008

mercredi 27 août 2008

rencontre, CDXLII



L'écriture mise à nu






par ses lectrices





même


rencontre, CDXLI


Cet arbre et son frémissement

forêt sombre d'appels,

de cris,

mange le cœur obscur de la nuit.


Vinaigre et lait, le ciel, la mer,

la masse épaisse du firmament,

tout conspire à ce tremblement,

qui gîte au cœur épais de l'ombre.


Un cœur qui crève, un astre dur

qui se dédouble et fuse au ciel,

le ciel limpide qui se fend

à l'appel du soleil sonnant,

font le même bruit, font le même bruit,



que la nuit et l'arbre au centre du vent.


mardi 26 août 2008

rencontre, CDXL



...Calabaça buen amor

El senor que te crio
Tan brunido te saco
Qu'en ti sola no dexo






Un pelo ni una raça...



rencontre, CDXXXIX


Plus jamais de chambre pour nous,
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
Ni de saison, d'une heure à peine,
Où reposer à tes genoux.

Pourquoi le temps des souvenirs
Doit-il me causer tant de peine
Et pourquoi le temps du plaisir
M'apporte-t-il si lourdes chaînes
Que je ne puis les soutenir ?

Rivage, oh ! rivage où j'aimais
Aborder le bleu de ton ombre
Rives de novembre ou de mai
Où l'amour faisait sa pénombre
Je ne vous verrai plus jamais.

Plus jamais. C'est fini
Plus de pas unis, plus de nombre,
Plus de toit secret, plus de nid,
Plus de lèvres où fleurit et sombre
L'instant que l'amour a béni.

Quelle est cette nuit dans le jour ?
Quel est dans le bruit ce silence ?
Mon jour est parti pour toujours,
Ma voix ne charme que l'absence,
Tu ne me diras pas bonjour.

Tu ne me diras pas, me voyant,
Que j'illustre les différences,
Tu ne diras pas, le croyant,
Que je suis ta bonne croyance
Et que mon coeur est clairvoyant.

Mon temps ne fut qu'une saison.
Adieu saison vite passée.
Ma langueur et ma déraison
Entre mes mains sont bien placées
Comme l'amour en sa maison.

Adieu plaisirs de ces matins
Où l'heure aux heures enlacée
Veillait un feu jamais éteint.
Adieu. Je ne suis pas lassée




De ce que je n'ai pas atteint.



rencontre, CDXXXVIII


Bonjour, pauvre visage

si tu as choisi, dans
la rigueur du matin, de revenir
dans l'être
si tu portes, sur le front
la rosée des morts
comme si le combat
de la nuit avait
noyé les ombres
comme si
tu reprenais pied
dans l'apesanteur du vivant.


Tu portes les marques
les traces , les éclairs
de mémoires inconnues.
Tu sais, par l'âme ou le cerveau
que des rires et des cris
ont martelé ta face.
C'était un autre jour
c'était une autre langue
dans le premier éclat de l'univers.
Et si tu écoutais vraiment
la rumeur du Temps
tu pourrais presque saisir
le fantôme de nos vies.

Bonjour pauvre visage
si tu as choisi, dans
la candeur du matin, de revenir
dans l'être
si tu portes, sur le front
l'absurde ignorance des vivants
comme si le combat
de la nuit avait
déçu les ombres
comme si
tu perdais pied



dans l'océan de la vérité.



lundi 25 août 2008

rencontre, CDXXXVII


La nuit a d'étranges frissons
qui vous laissent les larmes aux yeux

l'amour a d'étranges secondes
qui vous laissent la glace au coeur

ses mains ont d'étranges audaces
qui me laissent le cri aux lèvres

sa voix a d'étranges caresses
qui me laissent la fièvre au corps





le ciel a d'étranges tendresses
qui vous laissent les bras tendus


rencontre, CDXXXVI





Un coeur en été


dimanche 24 août 2008

samedi 23 août 2008

vendredi 22 août 2008

rencontre, CDXXXIII



Le haut plasmateur de ce corps admirable,

L’ayant formé en membres variable,
Mit la beauté en lieu plus éminent,
Mais, pour non clore icelle incontinent
Ou finir toute en si petite espace,
Continua la beauté de la face
Par une gorge ivoirine et très blanche,
Ronde et unie en forme d’une branche,
Ou d’un pilier qui soutient ce spectacle,
Qui est d’amour le très-certain oracle,
Là où j’ai fait par grand’dévotion
Maint sacrifice, et mainte oblation
De ce mien cœur, qui ard sur son autel
En feu qui est à jamais immortel :
Lequel j’arouse et asperge de pleurs
Pour eau benoîte, et pour roses et fleurs
Je vais semant gémissements et plaints,
De chants mortels environnés et pleins :
En lieu d’encens, de soupirs perfumés,
Chauds et ardents pour en être allumés :
Doncques, ô Gorge en qui gît ma pensée,
Dès le menton justement commencée,
Tu t’élargis en un blanc estomac,
Qu’est l’échiquier qui fait échec et mat
Non seulement les hommes, mais les Dieux,
Qui dessus toi jouent de leurs beaux yeux.
Gorge qui sers à ma dame d’écu,
Par qui amour plusieurs fois fut vaincu :
Car onc ne sut tirer tant fort et roide
Qu’il ait mué de sa volonté froide :
Pour non pouvoir pénétrer jusque au cœur
Qui lui résiste et demeure vainqueur.
Gorge de qui amour fit un pupitre,
Où plusieurs fois Vénus chante l’épître,
Qui les amants échauffe à grand désir
De parvenir au souhaité plaisir :
Gorge qui est un armaire sacré
À chasteté déesse consacré,
Dedans lequel la pensée publique
De ma maîtresse est close pour relique.
Gorge qui peut divertir la sentence
Des juges pleins d’assurée constance,
Jusqu’à ployer leur sévère doctrine,
Lorsque Phirnès découvrit sa poitrine.
Reliquiaire, et lieu très-précieux,
En qui Amour, ce Dieu saint, glorieux,
Révéremment et dignement repose :
Lequel souvent baisasse, mais je n’ose,
Me connaissant indigne d’approcher
Chose tant sainte, et moins de la toucher :
Mais me suffit que de loin je contemple
Si grand’beauté, qu’est félicité ample.






Ô belle Gorge, Ô précieuse image
Devant laquelle ai mis pour témoignage
De mes travaux cette dépouille mienne,
Qui me resta depuis ma plaie ancienne :
Et devant toi pendue demourra
Jusques à tant que ma dame mourra.



jeudi 21 août 2008

mercredi 20 août 2008

rencontre, CDXXXI



Souvenirs de vacances, 12









LA PARTIE DE DAMES



rencontre, CDXXX



Souvenirs de vacances, 11









LA BAIGNEUSE



rencontre, CDXXIX



Souvenirs de vacances, 10









L'AUTOPORTRAIT AVEC CHIENNE



rencontre, CDXXVIII



Souvenirs de vacances, 9









L'HÔTEL DU COMMERCE



rencontre, CDXXVII



Souvenirs de vacances, 8









LA FILLE DU CALVAIRE



rencontre, CDXXVI



Souvenirs de vacances, 7









MON ODALISQUE



rencontre, CDXXV




Souvenirs de vacances, 6








ARTS PREMIERS



rencontre, CDXXIV




Souvenirs de vacances, 5








L'IMPROMPTUE



rencontre, CDXXIII




Souvenirs de vacances, 4









LE TALISMAN



rencontre, CDXXII



Souvenirs de vacances, 3









LE DIVAN




rencontre, CDXXI



Souvenirs de vacances, 2







LES LIAISONS DOUCEREUSES



rencontre, CDXX



Souvenirs de vacances, 1






LA COCCINELLE



mardi 19 août 2008

rencontre, CDXIX


Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques



Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.


Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,


Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,






Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.



rencontre, CDVIII


Contemplons ce trésor de grâces florentines ;
Dans l’ondulation de ce corps musculeux
L’Élégance et la Force abondent, sœurs divines.
Cette femme, morceau vraiment miraculeux,
Divinement robuste, adorablement mince,
Est faite pour trôner sur des lits somptueux,

Et charmer les loisirs d’un pontife ou d’un prince.



- Aussi, vois ce souris fin et voluptueux
Où la Fatuité promène son extase ;
Ce long regard sournois, langoureux et moqueur ;
Ce visage mignard, tout encadré de gaze,
Dont chaque trait nous dit avec un air vainqueur :
«La Volupté m’appelle et l’Amour me couronne!»
A cet être doué de tant de majesté
Vois quel charme excitant la gentillesse donne !
Approchons, et tournons autour de sa beauté.


O blasphème de l’art ! ô surprise fatale !
La femme au corps divin, promettant le bonheur,
Par le haut se termine en monstre bicéphale !

- Mais non ! ce n’est qu’un masque, un décor suborneur,
Ce visage éclairé d’une exquise grimace,
Et, regarde, voici, crispée atrocement,
La véritable tête, et la sincère face
Renversée à l’abri de la face qui ment.
Pauvre grande beauté ! le magnifique fleuve
De tes pleurs aboutit dans mon cœur soucieux ;
Ton mensonge m’enivre, et mon âme s’abreuve
Aux flots que la Douleur fait jaillir de tes yeux !


- Mais pourquoi pleure-t-elle ? Elle, beauté parfaite
Qui mettrait à ses pieds le genre humain vaincu,
Quel mal mystérieux ronge son flanc d’athlète ?


- Elle pleure, insensé, parce qu’elle a vécu !
Et parce qu’elle vit ! Mais ce qu’elle déplore
Surtout, ce qui la fait frémir jusqu’aux genoux,



C’est que demain, hélas ! il faudra vivre encore !
Demain, après-demain et toujours ! - comme nous !


rencontre, CDXVII


Ô TOISON, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !




La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière




lourde

Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?


rencontre, CDXVI


- Bonjour, dit le petit prince.

- Bonjour, dit la fleur.

- Où sont les hommes ? demanda poliment le petit prince.

La fleur, un jour, avait vu passer une caravane :

- Les hommes ? Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.

- Adieu, fit le petit prince.



- Adieu, dit la fleur.


lundi 18 août 2008

dimanche 17 août 2008

rencontre, CDXIII



Lumière d'août, 2




Ombre d'août, 1






rencontre, CDXII



Te regardant assise auprès de ta cousine,
Belle comme une Aurore, et toi comme un Soleil,
Je pensai voir deux fleurs d'un même teint pareil,
Croissantes en beauté, l'une à l'autre voisine.





La chaste, sainte, belle et unique Angevine,
Vite comme un éclair sur moi jeta son oeil.
Toi, comme paresseuse et pleine de sommeil,
D'un seul petit regard tu ne t'estimas digne.


Tu t'entretenais seule au visage abaissé,
Pensive toute à toi, n'aimant rien que toi-même,
Dédaignant un chacun d'un sourcil ramassé,


Comme une qui ne veut qu'on la cherche ou qu'on





l'aime.



samedi 16 août 2008

rencontre, CDXI


Ô Toi,


Soeur de soie

Soeur si douce


de mes miroirs les plus secrets

si tu le sais

je t'en prie






DIS





DIS-LE MOI