samedi 18 juillet 2009

rencontre, CMXLIII




Mes nuits seront-elles plus belles que vos jours ?







Si vous savez accompagner mes rêves,

nous y serons en tout cas au plus doux...




vendredi 17 juillet 2009

rencontre, CMXLII



J'aurais voulu savoir manier le burin
Rendre vivant le marbre
Ou l'albâtre fragile
Ou graver finement les médailles d'airain






Je n’aurais pas sculpté Jupiter souverain
Ni Phébus Apollon père du grand Virgile
Ni l’athlète vainqueur aux jeux d’un pied agile
Ni le cheval nerveux qui frémit sous le frein


Non ce que j’aurais fait de l’informe matière
De l’onyx du bronze sombre ou de la pierre






C’est ton visage clair rayonnant de beauté
C’est ton visage pervers et puéril de femme
Et dans mon œuvre j’aurais mis toute mon âme
Pour l’imposer splendide à l’immortalité




rencontre, CMXLI



Et je reviens à mes amours premières...


(Vous noterez qu'amour est au singulier masculin,
mais au pluriel... féminin.)






De quoi donc ce changement est-il le Signe ?




rencontre, CMXL



Parfois, dans l'entre-deux des chiens et des louves, un troublant soir d'été, un soir si suave et plein d'incertitudes, quelque visage aux angles ambigus me frôle, tentant sur mes lèvres rieuses la tiède audace d'un tout-premier baiser...


Mais hélas, voici déjà que le trahit ce fruit si défendu qui gonfle dans son cou,


dans son corps petit Adam que sa voix grave aliène






petit homme à la pomme aux Edens abolis,

petite chair de poule où sourd déjà le poil amer,

petit ventre au sexe trop austère
,







au désir déjà dur de ceux que mon coeur fuit




rencontre, CMXXXIX



J'adore la langueur de ta lèvre charnelle
Où persiste le pli des baisers d'autrefois.
Ta démarche ensorcelle,
Et la perversité calme de ta prunelle
A pris au ciel du nord ses bleus traîtres et froid.
Tes cheveux, répandus ainsi qu'une fumée
Clairement vaporeux, presque immatériels
Semblent, Ô bien-aimée,
Recéler les rayons d'une lune embaumée
D'une lune d'hiver dans le cristal des ciels.
Le soir voluptueux a des moiteurs d'alcôve ;
Les astres sont comme des regards sensuels
Dans l'éther d'un gris mauve,
Et je vois s'allonger inquiétant et fauve,
Le lumineux reflet de tes ongles cruels.
Sous ta robe, qui glisse en un frôlement d'aile
Je devine ton corps, les lys ardents des seins,
L'Or blême de l'aisselle,
Les flancs doux et fleuris, les jambes d'Immortelle
Le velouté du ventre et la rondeur des reins.
La terre s'alanguit, énervée, et la brise,
Chaude encore des lits lointains, vient assouplir
La mer enfin soumise...





Voici la nuit d'amour depuis longtemps promise
Dans l'Ombre je te vois divinement pâlir



rencontre, CMXXXVIII



Y TAMBIEN






TE DESEO



rencontre, CMXXXVII



TE QUIERO






MUCHO




jeudi 16 juillet 2009

rencontre, CMXXXVI



Dans la ville de ma tête





il y vivra ta Beauté





Un palais pour les poètes,


un temple






A TA VOLUPTE



rencontre, CMXXXV



Mariposa de tus besos






caricia que acaricia,
ablanda armaduras,
derrite el miedo...




rencontre, CMXXXIV



LAU

MA BIEN-AIMEE MA BELLE

TELLE







UN BAISER CHAUD D'ETE





mercredi 15 juillet 2009

rencontre, CMXXXIII



La maison serait pleine de roses et de guêpes.
On y entendrait, l’après-midi, sonner les vêpres ;
et les raisins couleurs de pierre transparente
sembleraient dormir au soleil sous l’ombre lente.






Comme je t’y aimerais ! Je te donne tout mon cœur
qui a vingt-quatre ans, et mon esprit moqueur,
mon orgueil et ma poésie de roses blanches ;
et pourtant je ne te connais pas, tu n’existes pas.
Je sais seulement que, si tu étais vivante,
et si tu étais comme moi au fond de la prairie,
nous nous baiserions en riant sous les abeilles blondes,
près du ruisseau frais, sous les feuilles profondes.
On n’entendrait que la chaleur du soleil.
Tu aurais l’ombre des noisetiers sur ton oreille,
puis nous mêlerions nos bouches, cessant de rire,
pour dire notre amour que l’on ne peut pas dire ;
et je trouverais, sur le rouge de tes lèvres,

le goût des raisins blonds, des roses rouges et des guêpes.




rencontre, CMXXXII



Si




le tango tangue
tant et tant dans
la chanson de ton coeur


c'est que ma langue est langoureuse
lente et lente et longuement dans
la chanson de ton corps



mardi 14 juillet 2009

rencontre, CMXXXI



El amor supo entonces que se llamaba amor


y cuando levanté mis ojos a tu nombre






tu corazón de pronto dispuso mi camino




rencontre, CMXXX



LIBERTE, EGALITE
,







SORORITE.




lundi 13 juillet 2009

rencontre, CMXXIX



Attache-moi






à toi.



***


Mets


tes sens à nu






et ton coeur encore plus.



rencontre, CMXXVIII



Car voici ce qui arrive parfois. Une gémellité des âmes, et cette multitude de Signes qui dès lors accompagnera celles -et naturellement ceux- qui en porteront l'invisible et pourtant si prégnant vêtement.

Parfois aussi, mais bien plus rare,






CETTE ÂME EST





UNIQUE.





rencontre, CMXXVII



Il y a aussi des canicules d'aurore.


Lorsque le premier rayon d'un matin de juillet vient brusquement frapper mon coeur et qu'il me parle de







TOI





dimanche 12 juillet 2009

rencontre, CMXXVI



Un Dimanche à la montagne.
Le même jour qu'à la mer.







Les pieds dans l'eau fraîche, la tête un peu dans les nuages, tout ça me fait penser que le rêve a donc bien cette vertu de nous faire voir le monde tel qu'il est : un univers synchrone et syntope.

Comme hop !.. et encore hop !..


Outre le fait que ça nous fait de jolis mots, ça fait aussi que le soleil a rendez-vous avec la lune, que dans tes bras mes nuits sont blanches, que justement et simultanément, hop !, ta bouche et ma bouche se fondent en un un seul baiser.




rencontre, CMXXV



Tout dépend de la nature de ce rêve, naturellement.






De ce rêve, de tous ces rêves dont on peut s'interroger sur l'essence, en effet, se demander qui les pénètre, au fond, dans le secret de notre sommeil, quel est le nom de ce génial Créateur qui ensemence ainsi son oeuvre aux champs de notre tête, nous ouvre ce monde au regard fertile que l'on devrait sans trêve porter sur lui

- pendant que par une cécité naturelle sans doute nous ne faisons quotidiennement que l'entrevoir, nous ne faisons en quelque sorte qu'y songer seulement, abandonnant si souvent à l'obscur ce qui fait sa lumière,






notre lumière.




rencontre, CMXXIV



LOVEE








CONTRE TON REVE




samedi 11 juillet 2009

rencontre, CMXXIII



Mon sein blond sous ton sein bleu


Mer




Quand tombée ta robe de sable

tu mets à nu ta langue

sur ma langue


quand tu caresses

sur mon sexe

ton sexe salé de soleil


quand tu glisses

en moi tes doigts tout dressés de rayons

indécents




Mer

oh

alors

commence

ce si long corps à corps






ce bel accord incandescent...




rencontre, CMXXII



O toison, moutonnant jusque sur l'encolure !

O boucles ! O parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !




La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde




Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?




vendredi 10 juillet 2009

rencontre, CMXXI




CORSET DIT "A LA PARESSEUSE"






Corset apparu en 1842, et dont l'avantage était d'être bien plus agréable à porter tout en prenant mieux les hanches et la taille. Le corset «à la paresseuse» introduisait en outre une toute nouvelle technique de laçage grâce à laquelle les femmes pouvaient enfin se corseter seules.

Le délaçage, lui, offrant toujours la possibilité de se pratiquer à deux...



rencontre, CMXX



Et de nous deux nous ne fîmes plus


qu'une



deux coeurs à nu battant à l'unisson








deux corps qui avaient fait fortune

de l'or ardent d'une unique passion




jeudi 9 juillet 2009

rencontre, CMXIX




Et ce grand lit de l'eau sous nos deux corps en vagues







Et ce haut baiser d'ailes







par quoi le ciel s'enflamme




rencontre, CMXVIII



Juste ce doux dessin que dessineront mes doigts, demain, après-demain, un peu plus tard peut-être, qui sait, -il vous suffira dans ce cas d'en avoir la patience, de parcourir en vous sans trembler cette exquise et si troublante attente -





juste ce doux dessin qui fera de vos épaules,
lorsque ces doigts les toucheront



alors


le plus beau des tableaux vivants






le plus parfait des accords




mercredi 8 juillet 2009

rencontre, CMXVII



Je vins au monde comme on revient de loin.

Je me souviens encore d'un pays de soleil aux très obscures mélancolies. Mon enfance courut longtemps parmi des oxymores, des figures où des masques avaient de très beaux yeux.

Puis je dus fuir, la guerre a ses raisons que la douceur ignore.

Fille inconnue du vieil Ulysse, on dit encore que Circé fut ma mère.

Je l'ignore.







Je ne connais que la beauté des femmes et le charme des mots.




rencontre, CMXVI




PASA UNA HADA...








¿ EL ALMA DE LAU ?








OU L'AME DE L'EAU ?




mardi 7 juillet 2009

rencontre, CMXV



Ces deux yeux bruns, deux flambeaux de ma vie,
Dessus les miens respandant leur clarté,
Ont esclave ma jeune liberté,
Pour la damner en prison asservie.






Par ces yeux bruns ma raison fut ravie,
Et quelque part qu'Amour m'ait arresté,
Je ne sceu voir ailleurs autre beauté,
Tant ils sont seuls mon bien et mon envie.



D'autre esperon mon maistre ne me point,
Autres pensers en moy ne logent point,
D'un autre feu ma Muse ne s'enflame :



Ma main ne sçait cultiver autre nom,
Et mon papier ne s'esmaille, sinon
De leurs beautez que je sens dedans l'ame.



lundi 6 juillet 2009

rencontre, CMXIV



Je reviens de loin mademoiselle Lau. La grâce de vos poèmes, et la langue même en laquelle je les vois écrits, je les ai d'abord connues dans ma chair. Sur mes lèvres. Contrairement à ce que vous avez affirmé, je suis en effet beaucoup plus âgée que vous. Et beaucoup est ici une sorte d'euphémisme. J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans, vous savez bien ce que dit le poète, lui qui sent depuis toujours la véritable nature des choses...






Aussi ne vous trompé-je pas lorsque je vous dis -et vous ne me croirez pas, bien sûr- que je suis ici une sorte de machine : petite main sur son clavier pour seule caresse, créature bien éloignée du corps ou des corps que vous avez pu tout au long de ces derniers jours imaginer...

De cette imagination qui nous mène si souvent par le bout des sens, jusqu'à nous y égarer, jusqu'à nous faire danser follement sur le fil de notre peau. Quand ce n'est pas sur celui de notre coeur, en une manière de tourbillon sensuel qui va si souvent jusqu'au vertige, et bien au-delà parfois, jusqu'à ce cuisant et si délicieux état que l'on nomme je crois passion.

Mais ne vivons-nous pas dans un monde censé être raisonnable ? Mais ne jouons-nous pas au quotidien, à tous les quotidiens, cet autre jeu connu, ce jeu né lui d'une tout autre règle, une règle que d'aucuns nommeront de survie, et je pense qu'ils auront raison.

C'est pourquoi j'ai la certitude qu'il est bon, excellent même, de considérer ce curieux endroit d'où je parle et me montre à ma manière comme ce que j'appellerais pour ma part le territoire de nos extérieurs intérieurs, de cette fraction de nous-mêmes qu'il nous est impossible de fréquenter dans la course de nos jours ordinaires (et c'est quasiment toujours une course) : territoire clos et infini à la fois, qui constitue cette expression nécessaire de notre essence intime sans laquelle, très vite, il nous serait également parfaitement impossible de survivre, et encore bien moins, naturellement, de vivre.

Exhibitionniste de cet intime, ou pour employer un terme plus doux à mon âme, montreuse d'une être seulement mais pleinement humaine, oui, je le suis. Et, pour user d'une autre expression de notre actuelle modernité, je l'assume.

Croyez cependant bien que ce choix, initialement engagé sur un coup de ces dés qui plaisent tant aux poètes, doit autant à l'Amour qu'à celui, plus sulfureux, d'une sensualité que les années n'ont fait que rendre plus ardente -et cela également, j'en assume la pleine responsabilité.

C'est pourquoi le voyage continue. C'est pourquoi je ne peux que vous inviter à le poursuivre avec moi, je n'ose dire en ma compagnie. Soeur et fille d'Arthur, de Claude, de Camille, de tant d'autres encore, enfant surtout de ma toute-première mère Sappho, je souhaite simplement que ce feu qui me court depuis si longtemps du coeur au ventre ne soit jamais chez vous source d'une quelconque brûlure, mais bien au contraire de ces sortes d'éclats qui nous viennent parfois à nous filles, et qui font cet universel secret partagé par nous depuis l'origine des mondes.

De ce même Amour à vous tout entier, je vous embrasse d'un vrai baiser.

-Et vous savez, mademoiselle Lau, ma langue, comme mon coeur, sera toujours pour vous à la fois suave et décidée : mi-ange, mi-animale.



rencontre, CMXIII



No estés lejos de mí un solo día, porque cómo,

porque, no sé decirlo, es largo el día,
y te estaré esperando como en las estaciones
cuando en alguna parte se durmieron los trenes.


No te vayas por una hora porque entonces
en esa hora se juntan las gotas del desvelo
y tal vez todo el humo que anda buscando casa
venga a matar aún mi corazón perdido.


Ay que no se quebrante tu silueta en la arena,
ay que no vuelen tus párpados en la ausencia :
no te vayas por un minuto, bienamada,


porque en ese minuto te habrás ido tan lejos
que yo cruzaré toda la tierra preguntando




si volverás o si me dejarás muriendo.



dimanche 5 juillet 2009

rencontre, CMXII




HOMMAGE A EVE







LA PREMIERE FEMME


A REFUSER L'ORDRE ETABLI




samedi 4 juillet 2009

rencontre, CMXI



Mademoiselle Lau m'envoie des poèmes. Mademoiselles Lau possède une âme douce et très fréquentable, que j'ai plaisir à vous présenter.






La différence entre les âmes douces et les autres tient souvent à très peu de choses, et requiert en fait un regard aiguisé.

Ainsi va chez les statuaires la nuance entre les chairs et les marbres :






il y faut un ciseau non moins aiguisé.



rencontre, CMX



Sur le patron de tous les dieus ensemble
Nature avoit ton esprit façoné,
Et d'un tel cors l'avoit environé
Que rien en toi de mortel ne nous semble.


De chacun d'eus les puissances elle emble
Qu'à toi, son seul miracle, elle a doné,
Tant que le ciel restant tout etoné
Contre ces dons jalousement s'assemble.


Qui contre toi va l'envie enflamant,
Qui contre toi va l'Ignorance armant,
Mais de ces deus ont peu valu les forces :


L'Amour en fin s'oposant à ton cueur
Pour tous les dieus s'étoit rendu vainqueur,





Quand l'Amour mesme en tes amours tu forces.



rencontre, CMIX



For all that beauty that doth cover thee


Is but the seemly raiment of my heart,





Which in thy breast doth live, as thine in me



vendredi 3 juillet 2009

rencontre, CMVIII



Ma beauté mon amour oh que la vie est belle
Quand sur mon coeur à fleur de peau tu viens dormant
Me rapporter ce rêve où l'on voit les amants
S'échanger des baisers d'indicibles voyelles


Ma beauté mon amour oh que la vie est belle
Et douce et nue comme un rayon de nuit berçant
Ce trouble obscur qui vient aux corps aimants
Saisis du fauve élan de leur âme nouvelle


Mais songe en ton beau rêve à la rumeur vermeille
Courant dessous ta peau filant comme un soleil
Dire à tout va ce feu qu'a ton désir ardant






Jusqu'à cet incendie sa cendre sans pareille
Qui s'écrit dans le sang le sanglot des enfants
Que la nuit a unis que le matin réveille



rencontre, CMVII



Tu nombre

Trato de escribir en la oscuridad tu nombre.
Trato de escribir que te amo.
Trato de decir a oscuras todo esto.
No quiero que nadie se entere,
que nadie me mire a las tres de la mañana
paseando de un lado a otro de la estancia,
loco, lleno de ti, enamorado.
Iluminado, ciego, lleno de ti, derramándote.
Digo tu nombre con todo el silencio de la noche,
lo grita mi corazón amordazado.
Repito tu nombre, vuelvo a decirlo,
lo digo incansablemente,






y estoy seguro que habrá de amanecer.



jeudi 2 juillet 2009

rencontre, CMVI



Danse

danse

dans le bleu de tes yeux






danse

dans l'eau de ce baiser limpide où mon coeur se fit


deux



rencontre, CMV



Pour Laurence...




Depuis le jour que le trait ocieux
Grava ton nom au roc de ma memoire,
Quand ton regard, où flamboyoit ta gloire,
Me fit sentir le foudre de tes yeux,


Mon coeur attaint d'un éclair rigoreux
Pour eviter ta nouvelle victoire,
S'alla cacher sous tes ondes d'yvoire,
Et sous l'abri de ton chef amoureux.


Là, se mocquant de l'aigreur de ma playe,
En seureté par tes cheveux s'égaye,
Tout resjouy des rais de ton flambeau ;


Et tellement il aime son hostesse,
Que pale et froid sans retourner, me laisse,






Comme un esprit qui fuit de son tombeau.



mercredi 1 juillet 2009

rencontre, CMIV



La vie continue.







Mais la vie continue précisément parce que des êtres comme vous, Madame, lui ont accordé le génie de le faire, lui ont, derrière le masque de tous ses quotidiens, donné çà et là l'impulsion de sa Vérité, derrière les tentations de l'immobile, appris le juste geste de sa Réalité.



rencontre, CMIII




Madame,






tu vas me manquer




mardi 30 juin 2009

rencontre, CMII



N'aie jamais crainte.








Car la Beauté te porte
dans ses songes
.




rencontre, CMI



Et tu inventas ce mot.

Ce mot qui était "grâce".






Et depuis je sais très exactement ce qu'a voulu signifier le Verbe lorsqu'Il s'est fait chair.




lundi 29 juin 2009

rencontre, CM



Matin dans les jardins


au premier jour de l'été

retour de la simplicité

de dire avant la lettre

ce qui ne peut s'écrire

comme un tour magicien






resté inexpliqué




dimanche 28 juin 2009

rencontre, DCCCXCIX



Mon bel été







saison de ton visage




samedi 27 juin 2009

rencontre, DCCCXCVIII


Je vous aime, mon corps, qui fûtes son désir,
Son champ de jouissance et son jardin d'extase
Où se retrouve encor le goût de son plaisir
Comme un rare parfum dans un précieux vase.

Je vous aime, mes yeux, qui restiez éblouis
Dans l'émerveillement qu'il traînait à sa suite
Et qui gardez au fond de vous, comme en deux puits,
Le reflet persistant de sa beauté détruite.

Je vous aime, mes bras, qui mettiez à son cou
Le souple enlacement des languides tendresses.
Je vous aime, mes doigts experts, qui saviez où
Prodiguer mieux le lent frôlement des caresses.

Je vous aime, mon front, où bouillonne sans fin
Ma pensée à la sienne à jamais enchaînée
Et pour avoir saigné sous sa morsure, enfin,
Je vous aime surtout, ô ma bouche fanée.

Je vous aime, mon coeur, qui scandiez à grands coups
Le rythme exaspéré des amoureuses fièvres,
Et mes pieds nus noués aux siens et mes genoux
Rivés à ses genoux et ma peau sous ses lèvres...

Je vous aime ma chair, qui faisiez à sa chair
Un tabernacle ardent de volupté parfaite
Et qui preniez de lui le meilleur, le plus cher,
Toujours rassasiée et jamais satisfaite.

Et je t'aime, ô mon âme avide, toi qui pars
- Nouvelle Isis - tentant la recherche éperdue
Des atomes dissous, des effluves épars
De son être où toi-même as soif d'être perdue.

Je suis le temple vide où tout culte a cessé
Sur l'inutile autel déserté par l'idole ;
Je suis le feu qui danse à l'âtre délaissé,
Le brasier qui n'échauffe rien, la torche folle...

Et ce besoin d'aimer qui n'a plus son emploi
Dans la mort, à présent retombe sur moi-même.
Et puisque, ô mon amour, vous êtes tout en moi




Résorbé, c'est bien vous que j'aime si je m'aime.



rencontre, DCCCXCVII



Encore que beaucoup de mes nuits soient blanches,







avec pour étoiles le noir de tes yeux...




vendredi 26 juin 2009

rencontre, DCCCXCVI



Couleurs
!



me dit à nouveau ton désir...




Soit.








Après tout c'est à nouveau l'été.




jeudi 25 juin 2009

rencontre, DCCCXCV



Depuis deux jours ici

les femmes ont l'air

d'avoir perdu la tête...





Peut-être, peut-être...

En fait

c'est juste par pudeur







pour vous avoir montré leur coeur




rencontre, DCCCXCIV



J'ai appris à mon ventre


à s'ouvrir

comme une porte


lorsque ton soleil frappe






pour me dévorer




mercredi 24 juin 2009

rencontre, DCCCXCIII



Blasphématrice Apolline


qui finira des jours au feu

mais ce sera celui de la Saint-Jean


oui


celui sur lequel on danse

car si ce Dieu voilé fit l'Homme à son image






il ne demanda pas à la Femme d'être aussi sage




mardi 23 juin 2009

rencontre, DCCCXCII



Ils commencent par voiler les femmes

puis ils voileront les hommes







car Dieu dit-on

créa l'Homme à son image




lundi 22 juin 2009

rencontre, DCCCXCI



La mer est grise à l'aube, argentine et docile,
Chargée de ces oiseaux qui s'en font un asile
Et la brume légère en timide baigneuse
Habille de coton la vague paresseuse





Au zénith son éclat se moire de saphir
Et son or pailleté scintille d'élixir
De jouvence saline au parfum d'algues blondes
Venues de quels ailleurs en rondes vagabondes


Teintée de rose au soir dans le soleil couchant,
Elle s'unit à lui en tempo déchirant
Dans un hymen royal de lapis-lazuli


Dans le silence bleu de ses bains de minuit
Elle offre ses saveurs ainsi qu'on fait d'un fruit,
Conquise, elle reçoit l'étreinte de la nuit



dimanche 21 juin 2009

rencontre, DCCCXC



Les couloirs et les bancs d'azuelos habillés
Tout vibrants de vapeur et d'effluves mêlés
Ont accueilli ce soir la jeune fiancée
Dans leur pénombre chaude au silence adonnée.






Une fouta nouée en toge impériale,
Elle emplit de parfums ses mains de bronze pâle
Versés d'une coupelle en cuivre martelé
Par l'altière masseuse au sourire voilé.


Son corps brûlant s'anime à l'eau fraîche jetée
Sur les dalles de pierre aux carreaux descellés
Et l'argile labile en gestes prodigués
Donne encore à sa peau une empreinte lissée.


Elle sourit de voir les fillettes rieuses
Se presser autour d'elle en bandes curieuses
Des secrets révélés par ce rituel antique
D'une promesse faite à la nuit balsamique.


Les cris de joie s'élèvent, les rires et les chants
Se parent de thé rouge et de miel triomphants,
Tandis que l'eau de rose en senteur dérobée
S'unit à la gaieté de jasmin imprégnée.


Elle quitte les lieux de sa démarche lente
Escortée de sa mère en stature imposante,
Offrant de sa splendeur descendue d'une fresque
A l'odalisque en fleur son corps en arabesque.



samedi 20 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXIX



La nuit noire et rouge à la couleur de son sexe

la nuit noire et rouge sommeil ou soleil c'est selon

ce texte sans mots que tes dix doigts décrivent

à la sueur de mon corps à la lueur de ton désir

la nuit noire et rouge de soufre et de douceur






et l'alcool de ta langue et tous les feux de mon plaisir



vendredi 19 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXVIII



Ma Vénus aux Vendredis violines





mélodies de tes baisers


cordes de tes doigts



jeudi 18 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXVII



Sachant bien entendu qu'allongée ne veut pas dire affalée. La grâce ne naît pas d'une position, elle surgit bien plutôt d'une disposition.








Disposition des esprits
tout autant que des corps.






rencontre, DCCCLXXXVI



Comme il est doux de ne rien faire






Quand tout s'agite autour de vous...




mercredi 17 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXV



Insu de toi-même


ce souvenir qui sait pourtant tout de toi








jusqu'à ton oubli



mardi 16 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXIV



VALE




La grande amour que vous m'aviez donnée

Le vent des jours a rompu ses rayons —

Où fut la flamme, où fut la destinée

Où nous étions, où par la main serrées

Nous nous tenions.


Notre soleil, dont l'ardeur fut pensée

L'orbe pour nous de l'être sans second

Le second ciel d'une âme divisée

Le double exil où le double se fond.


Son lieu pour vous apparaît cendre et crainte,

Vos yeux vers lui ne l'ont pas reconnu

L'astre enchanté qui portait hors d'atteinte

L'extrême instant de notre seule étreinte

Vers l'inconnu.



Mais le futur dont vous attendez vivre

Est moins présent que le bien disparu.

Toute vendange à la fin qu'il vous livre

Vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre

Du vin perdu.


J'ai retrouvé le céleste et sauvage

Le paradis où l'angoisse est désir.

Le haut passé qui grandi d'âge en âge

Il est mon corps et sera mon partage

Après mourir.



Quand dans un corps ma délice oubliée

Où fut ton nom, prendra forme de cœur

Je revivrai notre grande journée,

Et cette amour que je t'avais donnée






Pour la douleur.




lundi 15 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXIII



Je t'enlise, je t'enrobe, je te love, je te veux
Je te vise, te bombarde, et je te prends d'assaut.
Je ne te laisse pas le temps, je t'invite,
Je t'emperle, je t'envoûte, je t'attends.
J'ai tellement envie de toi.
Je t'envahis, je t'environne, je suis partout à la fois.
Je suis de tous les départs
que tu prendras au hasard
pour ne plus m'entendre te répéter que je t'aime
t'enlise, te veux, t'attends,
te vise, te prends, te laisse,
t'embobine à chaque pas, te frise, te lisse, te lèche,
t'use et ruse, charme et louvoie.
Et du plus loin que tu sois,
je suis ta dernière demeure






et tu chemines vers moi.




dimanche 14 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXII



Ils de seins






Elles de coeur...




samedi 13 juin 2009

rencontre, DCCCLXXXI



Ma plus belle histoire d'eau







C'EST TOI.



vendredi 12 juin 2009

rencontre, DCCCLXXX


Il est évident que cette fine existence de peau pourrait être d'une autre nature. D'une tout autre nature.

Mais au fond, au fond et non d'une manière superficielle et immédiate -à quoi tant aujourd'hui pourtant s'arrêtent, au fond donc ou autrement dit en termes


d'Amour,






QU'EST-CE QUE CELA CHANGERAIT ?



jeudi 11 juin 2009

rencontre, DCCCLXXIX



Je demande mon chemin

elle me répond


Silence


ton chemin c'est la danse
de tes reins de tes seins
de ton sexe où balance
le pas léger de mes doigts


Silence


ton chemin c'est la danse
ce corps à corps avec Celle
qui lentement t'épelle
ce mot tout neuf du bel Emoi


Silence


ton chemin c'est la danse
cent caresses et le goût de ma langue
courant
à cru ta bouche en tous les sens
dressant
dans ton coeur une carte du ciel







quelques soleils dans le creux de tes yeux




mercredi 10 juin 2009

rencontre, DCCCLXXVIII



Sous le pont de mon corps passent







tant de jours, tant de jours,






tant de jours pour rien si ton Amour n'y faisait trace...





mardi 9 juin 2009

rencontre, DCCCLXXVII



Perce-moi l'estomac d'une amoureuse flèche,
Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant,
Élève mon esprit d'un désir excellent,
Foudroie de ton bras l'obstacle qui l'empêche.





Si le divin brandon de ta flamme me sèche,

Fais sourdre de mes yeux un fleuve ruisselant :
Qu'au plus profond du coeur je porte recélant,
Des traits de ton amour la gracieuse brèche.


Puisque tu n'es qu'amour, ô douce charité,

Puisque pour trop aimer tu nous as mérité
Tant de biens infinis et d'admirables grâces,





Je te veux supplier par ce puissant effort
De l'amour infini qui t'a causé la mort,
Qu'en tes rets amoureux mon âme tu enlaces.



lundi 8 juin 2009

rencontre, DCCCLXXVI



Et le Lundi c'est travail. Les tout petits matins renfrognés.

Quand je pense que même du temps de nos Enfances, l'Ecole veillait déjà à ce que l'on fût bien dressé.
..







Il est vrai qu'elle me donna le goût du Poème.

Qui aime bien le fait de bon matin.




dimanche 7 juin 2009

rencontre, DCCCLXXV



Douceur dorée des Dimanches...





Temps que l'on prend de vivre





Temps que l'on prend de rendre précieux le temps...



samedi 6 juin 2009

rencontre, DCCCLXXIV



6 juin.



Les sanglots longs des violons de l'automne







bercent mon coeur d'une langueur monotone...




vendredi 5 juin 2009

rencontre, DCCCLXXIII


J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;

Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes

Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.





Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.

Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir.

La vague en a paru rouge et comme enflammée.

Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée…





Respires-en sur moi l'odorant souvenir.



jeudi 4 juin 2009

rencontre, DCCCLXXII




Sexes bien faits, têtes sans vices ?







Lisse.

Trop lisse pour être honnête.





mercredi 3 juin 2009

rencontre, DCCCLXXI



Quelque part

sous la brûlure des figuiers

une nappe rit aux baisers






quelque part




mardi 2 juin 2009

rencontre, DCCCLXX



C'est là que je me dis, et je crois bien qu'elle m'écoute :



Danse, petite âme, danse






et mes jours marcheront mieux




lundi 1 juin 2009

rencontre, DCCCLXIX



Certes certes, je suis oublieuse, il y a aussi la Maternité.

Donner le sein, changer les couches, tendresse et tout... Comment n'y avais-je donc pas pensé ?







IL FAUT CROIRE QUE JE N'AI RIEN COMPRIS A


L'AMOUR.




rencontre, DCCCLXVIII



Lundi.


Lundi dit



DE PENTECÔTE.



Mais au fait : jour férié, jour ouvrable ?



Qu'importe. Pour nous c'est toujours la fête du travail
.







Ah,

quel bonheur d'être née fille !




dimanche 31 mai 2009

rencontre, DCCCLXVII



Songe


repose en moi ton visage

sage

et tendrement m'ouvre





les lèvres de la nuit




samedi 30 mai 2009

rencontre, DCCCLXVI



Souvent, je m'attendris, vraiment, jusqu'à pleurer
En m'imaginant nue et dans la stricte vie,
Votre chair jeune et douce et j'éprouve l'envie,






Les sens calmes et purs, d'aller la respirer...



vendredi 29 mai 2009

rencontre, DCCCLXV



Mais peut-être existe-t-il d'autres rives, d'autres

rêves...







Vents favorables ou temps contraires, j'ai toujours pensé que notre petit voyage par ici-bas avait quelque chose de l'ordre d'un périple...




jeudi 28 mai 2009

rencontre, DCCCLXIV



Au sel hâbleur à la rumeur du sable
je confie mon secret
mon bel amour d'écume et de ressac
au soleil si bavard au ciel jamais muet
je confie mon secret






afin qu'en ton coeur il embarque...



mercredi 27 mai 2009

rencontre, DCCCLXIII

a





ET SI CELA NE SUFFIT PAS...




mardi 26 mai 2009

rencontre, DCCCLXII







Et les femmes qui pensent plus encore.

C'est bien pour ça qu'on les voile.




lundi 25 mai 2009

rencontre, DCCCLXI



Pour l'heure, et l'heure des Lundis m'est souvent pesante, comme vous le savez, mes chères études me consolent
un peu de tant de trivialités quotidiennes...








Avec, toujours,

cette fidèle Compagne de jours à présent si anciens...





dimanche 24 mai 2009

rencontre, DCCCLX




Un Dimanche avec Claude.









Il faudra que je vous parle un jour de Claude.

Une autre Mademoiselle C.




rencontre, DCCCLIX



Es hoy : todo el ayer se fue cayendo
entre dedos de luz y ojos de sueño,
mañana llegará con pasos verdes :
nadie detiene el río de la aurora







Nadie detiene el río de tus manos,
los ojos de tu sueño, bienamada,
eres temblor del tiempo que transcurre
entre luz vertical y sol sombrío,

y el cielo cierra sobre ti sus alas
llevándote y trayéndote a mis brazos
con puntual, misteriosa cortesía :

por eso canto al día y a la luna,
al mar, al tiempo, a todos los planetas,
a tu voz diurna y a tu piel nocturna



samedi 23 mai 2009

rencontre, DCCCVIII




Allez, retour aux bises pour faire passer les tristesses...








Appréciez-les :

elles viennent de très très loin pour vous...





rencontre, DCCCLVII



Le petit Homme n'est pas tissé que de jolis baisers, hélas, trois fois, trois cents, trois mille fois hélas...

Ces chaînes que nous portons tous au coeur, et qui le font saigner : et qui le font parfois se souvenir de lui-même.

Mais moi j'aimerais de lui plutôt des promesses, oui, des promesses,







des promesses à tenir.




vendredi 22 mai 2009

rencontre, DCCCLVI




Era la alegre hora del asalto y el beso







La hora del estupor que ardía como un faro




rencontre, DCCCLV



- Oui, mais le retour sur terre ?


POST CAELVM ANIMAL TRISTE !






- Que non que nenni !

Les plaisirs de la chair






n'empêchent aucunement l'esprit d'exulter...




jeudi 21 mai 2009

rencontre, DCCCLIV



ASCENSION.



Moi, j'préfère m'envoyer en l'air






CHACUN SA RELIGION.



mercredi 20 mai 2009

rencontre, DCCCLIII



Ecoute ma voix écoute ma prière

Ecoute mon coeur qui bat laisse-toi faire

Je t'en prie ne sois pas farouche






Quand me vient l'eau à la bouche




mardi 19 mai 2009

rencontre, DCCCLII




Mon Amour au grand ciel de mon lit







Aux draps de mer froissés
de nos baisers





lundi 18 mai 2009

rencontre, DCCCLI



Entre lune et soleil j'ai dansé bien des nuits

bien des jours entre soleil et lune





mais je n'en ai jamais tenu qu'une

mon Amour au grand ciel de mon lit


dimanche 17 mai 2009

rencontre, DCCCL




TARTUFFE. Il tire un mouchoir de sa poche.

Ah ! mon Dieu, je vous prie,
Avant que de parler prenez-moi ce mouchoir.



DORINE


Comment ?



TARTUFFE


Couvrez ce sein que je ne saurais voir :
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.







DORINE


Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression !
Certes, je ne sais pas quelle chaleur vous monte :
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas,
Que toute votre peau ne me tenterait pas.




rencontre, DCCCXLIX



Quelque part

sous la brûlure des figuiers
une nappe rit aux baisers
quelque part
une toison sous des dents blanches
sent la menthe fraîche






quelque part deux bouches boivent la même neige




samedi 16 mai 2009

rencontre, DCCCXLVIII



Je pense à toi

Pénélope






Toi dont chaque jour tissait l'attente

Toi dont chaque nuit tendait ses draps


PURS


Ô Femme

Blanches nuits fidèles comme un drapeau d'Amour



vendredi 15 mai 2009

rencontre, DCCCXLVII



Elle n'avait pas tout dit :
la caresse de sa hanche
sur une main avide
ses lèvres humides
par la gourmandise d'un baiser


Elle n'avait pas tout dit :
le chant de sa chevelure
qui lui faisait tourner la tête
et déployer ses bras en croix
dans l'attente d'un sacrifice délectable





Elle n'avait pas tout dit :
le défi lancé après l'offrande
quand le bout de son pied de satin
étoilé d'écailles de roses
pointait insolemment entre les draps défaits


jeudi 14 mai 2009

rencontre, DCCCXLVI



"Je serai l'ombre de ton ombre..."






dit la chanson. Mais moi, je nous préfère en pur soleil, d'où nos baisers rayonnent et nos corps à leur nuée s'illuminent...



rencontre, DCCCXLV




MA DAME OISELLE

MON BEL OISEAU RARE








LE VOL LEGER DE TES DIX DOIGTS

DESSUS MA PEAU DESSINE UN CIEL




mercredi 13 mai 2009

rencontre, DCCCXLIV




CANNES 2009.




La Grande Solitude humaine








descendant les marches de son illusion