dimanche 31 janvier 2010

rencontre, MCXCV




D'étoile en aurore et de mon coeur à tes yeux







Les lueurs se sont multipliées




rencontre, MCXCIV



Oh, ma Demoiselle Dimanche,
Dans mes bras allongée
Oh, ma Demoiselle Dimanche
où sont passés les jours
quand on a fait l'Amour
et que partout autour
Ma Demoiselle Dimanche








c'est tout d'un coup l'Eternité ?




samedi 30 janvier 2010

rencontre, MCXCIII



Desdichas del mes de Enero cuando el indiferente
mediodía establece su ecuación en el cielo,
un oro duro como el vino de una copa colmada
llena la tierra hasta sus límites azules.






Desdichas de este tiempo parecidas a uvas
pequeñas que agruparon verde amargo,
confusas, escondidas lágrimas de los días
hasta que la intemperie publicó sus racimos.


Sí, gérmenes, dolores, todo lo que palpita
aterrado, a la luz crepitante de Enero,
madurará, arderá como ardieron los frutos.


Divididos serán los pesares: el alma
dará un golpe de viento, y la morada
quedará limpia con el pan fresco en la mesa.



vendredi 29 janvier 2010

rencontre, MCXCII




Ils ont depuis refait l'histoire.


Mais il me reste à la mémoire







Ce souvenir si clair des jours anciens de nous




jeudi 28 janvier 2010

rencontre, MCXCI




GENESIS







VERA



rencontreMCXC



Les choses en art sont relativement simples.


C'est le jour, c'est l'heure précise où nous avons photographié un cul comme nous aurions photographié un coeur que tout c'est pour ainsi dire clarifié de l'intérieur.








De la chair, de la chair chaude et palpitante toujours, mais de la chair à présent lumineuse...




mercredi 27 janvier 2010

rencontre, MCLXXXIX



O Dame souveraine, O Vierge entre les vierges,
Pudique aux bras croisés chastement sur les seins,
Triomphante aux cheveux glorieusement ceints
Vers qui montent l'encens et le frisson des cierges !






Puisque tant, les doigts joints et les genoux ployants,
Viennent pleurer leur mal aux plis de votre robe,
Moi je ne serai pas qui raille et se dérobe,
Je lèverai vers vous mes regards incroyants,


Afin de vous prier, ô refuge des âmes,
O source ! aube ! vesprée et mystère des nuits,
-Pour que Dieu veille mieux le sexe dont je suis -
D'avoir des oraisons spéciales aux femmes.


O Dame ! regardez tout ce monde si cher,
Cette féminité dont vous faites partie
Et voyez son enfance honteuse et pervertie
Déjà frôlée aux sens et péchant en sa chair ;


O Dame ! regardez la prime adolescence,
Les vierges aux pensers troubles, aux cils menteurs,
Chastement abaissés sur de fausses pudeurs,
Et qui savent déjà la presque jouissance ;


O Dame ! regardez celle qui tournent mal
Les épouses en qui la chair ne peut se taire,
Qui trahissent sans honte et pour qui l'adultère
Finit par n'être plus qu'un passe-temps normal ;


O Dame ! regardez ces reines captieuses
Qui dans leurs manteaux d'or emportent les raisons,
Les courtisanes dont absorbent les poisons
Tous ceux qu'ont prix aux nerfs leurs lèvres vicieuses ;


O Dame ! regardez au fond des lupanars
Ces rebuts de pavé dites filles de joie
Marchandant au passant que le hasard envoie
Leur peau triste et fanée où luisent tous les fards ;


O Dame ! regardez enfin ces raffinées,
Celles qui vont fuyant les baisers masculins
Pour entre elles unir par des gestes câlins,
Leurs féminines chairs de l'homme détournées...


Regardez ! Et qu'un peu de votre chasteté
Tombe de front étoilé de couronnes
Sur ce monde d'enfants, de femmes, de matrones
Qui vivent dans le mal et l'impureté !


O Dame souveraine, O Vierge entre les vierges,
Pudique aux bras croisés chastement sur les seins,
Triomphante aux cheveux glorieusement ceints
Vers qui montent l'encens et le frisson des cierges !


mardi 26 janvier 2010

rencontre, MCLXXXVIII




Oh carne, carne mía, mujer que amé y perdí,







a ti en esta hora húmeda, evoco y hago canto.




lundi 25 janvier 2010

rencontre, MCLXXXVII




DOUCEUR








Douceur infinie de vous lire








MADEMOISELLE LAU.




dimanche 24 janvier 2010

rencontre, MCLXXXVI




Quel est le véritable visage du Dimanche ?








Quel est-il ? Et quel est le véritable visage de chacun de nos jours ?
Et qui donc nous regarde au fond du grand miroir qui se promène sur leurs milliers de routes, et que l'on appelle un Roman dit-on, ce Roman dont ce grand, cet immense Miroir connaît secrètement toutes les routes, lui, toutes les lignes en marche, toutes les syllabes en devenir, ce Roman qu'il a décidé d'appeler Vie, titre superbe, et à qui il décidera brusquement et définitivement d'apporter le dernier coup d'éclat, sans en prévenir le marcheur, ça va se soi, et qu'il refermera de ce même coup, aveuglant son lecteur, rejetant tous ses jours à l'obscur, au néant la moindre de ses nuits.

Quel est le véritable visage de chacun de tes jours ?

Et qui pourra jamais te lire ?



samedi 23 janvier 2010

rencontre, MCLXXXV




Vertiges bien trop bavards de la page blanche







Ravissements silencieux de la page inspirée



vendredi 22 janvier 2010

rencontre, MCLXXXIV



Et alors tout est dit.






Le coeur vit d'une encre

où les mots font silence




jeudi 21 janvier 2010

rencontre, MCLXXXIII




Il y a un grand bonheur souvent
à regarder la vie du coin de l'oeil.









La regarder en face, en face encore et toujours finit par à la longue lasser, surtout lorsque le spectacle du monde
n'apporte plus de ces attraits délicieux qui caresseraient notre coeur et en dissiperaient l'ennui.




mercredi 20 janvier 2010

rencontre, MCLXXXII



Et tiens, puisqu'il s'agit de nous suivre et donc de mieux nous reconnaître, ou tout simplement de nous connaître,



NOUS VOICI.



Dame blanche, oie noire, à vous de la choisir, à présent, la couleur de votre case.

Sachant que les deux sont inséparables, et que, de toutes les façons,







le jeu est un autre.



rencontre, MCLXXXI





HIC INCIPIT LIBER








Naturellement que la petite promenade n'est pas anodine. Quelle question ! Notre retour ce soir à la case initiale -certaines diront la cave- est un nouveau petit tour du jeu que nous jouons avec vous. Le petit jeu de l'oie blanche ou celui de la Dame en noir, ça, c'est une toute autre histoire. Une histoire en tout cas qui est bien loin d'être achevée...



Vous nous suivez ?



mardi 19 janvier 2010

rencontre, MCLXXX



Stabat Mater dolorosa







iuxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.



Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransiuit gladius.


O quam tristis et afflicta

fuit illa benedicta
Mater Vnigeniti.


Quæ mœrebat et dolebat,

Pia Mater cum uidebat
Nati pœnas incliti.


Quis est homo qui non fleret,

Matrem Christi si uideret
in tanto supplicio ?


Quis non posset contristari,

Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio ?


Pro peccatis suæ gentis

uidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.


Vidit suum dulcem natum

moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.


Eia Mater, fons amoris,

me sentire uim doloris
fac, ut tecum lugeam.


Fac ut ardeat cor meum

in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.


Sancta Mater, istud agas,

Crucifixi fige plagas
cordi meo ualide.


Tui nati uulnerati,

tam dignati pro me pati,
pœnas mecum diuide.


Fac me uere tecum flere,

Crucifixo condolere,
donec ego uixero.


Iuxta crucem tecum stare,

et me tibi sociare
in planctu desidero.


Virgo uirginum præclara,

mihi iam non sis amara :
fac me tecum plangere.


Fac ut portem Christi mortem,

passionis fac consortem,
et plagas recolere.


Fac me plagis uulnerari,

fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.


Flammis ne urar succensus

per te Virgo, sim defensus
in die iudicii


Christe, cum sit hinc exire,

da per Matrem me uenire
ad palmam uictoriae.


Quando corpus morietur,

fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.




lundi 18 janvier 2010

rencontre, MCLXXIX




Ta voix est un savant poème...
Charme fragile de l'esprit,
Espoir de l'âme, je t'aime
Comme une douceur qu'on chérit.


Dans ta grâce longue et blêmie,
Tu reviens du fond de jadis...
O ma blanche et lointaine amie,
Je t'adore comme les lys !






On dit qu'un souvenir s'émousse,
Mais comment oublier jamais
Que ta voix se faisait très douce
Pour me dire que tu m'aimais ?



dimanche 17 janvier 2010

rencontre, MCLXXVIII




J'aime chez les femmes cette profondeur du marbre
dont elles sont naturellement façonnées.








Les hommes, eux,
se contentent souvent d'un coeur de pierre.




rencontre, MCLXXVII




El arte es, sobre todo, un estado del alma...







El alma de todos es santa, de todos los bipedos en cualquier punto de la tierra






samedi 16 janvier 2010

rencontre, MCLXXVI




Orphée mon frère...







Orphée mon frère il me vient souvenance

Du temps béni des Compagnons d'Argo
Où d'amour et de vers où d'eau fraîche et de danse
Vivre était garantie de mourir en héros



vendredi 15 janvier 2010

rencontre, MCLXXV




Oh !







Mais c'est que j'en vois qui s'envolent, à trop fréquenter mesdames-messieurs les petits anges... Alors retour sur la Terre, vite, sur la Terre où il y a aussi nous : nous deux les jolies Apollines, nous deux et puis tous nos jolis plaisirs...

Eh oui, qui fait très bien l'ange fait très bien la bête : c'est peut-être bien ça d'ailleurs notre recette-maison, notre petit truc secret
, ce petit rien du tout qui fait qu'on nous aime tant comme on est...



mercredi 13 janvier 2010

mardi 12 janvier 2010

rencontre, MCLXIX




Le ciel parut au milieu de ces êtres vils.







Et comment faire pour ne pas aimer la beauté et chercher à la revoir ?



lundi 11 janvier 2010

rencontre, MCLXVIII



O dous regars, ô yeus pleins de beauté,
Petits jardins, pleins de fleurs amoureuses
Où sont d'Amour les flesches dangereuses,
Tant à vous voir mon oeil s'est arresté !






O coeur felon, ô rude cruauté,
Tant tu me tiens de façons rigoureuses,
Tant j'ay coulé de larmes langoureuses,
Sentant l'ardeur de mon coeur tourmenté !

Donques, mes yeus, tant de plaisir avez,
Tant de bons tours par ses yeus recevez :
Mais toy, mon coeur, plus les vois s'y complaire,

Plus tu languiz, plus en as de soucis,
Or devinez si je suis aise aussi,
Sentant mon oeil estre à mon coeur contraire.




dimanche 10 janvier 2010

rencontre, MCLXVII



Sirène ô ma soeur si secrète,





à la brisure de ton rivage

Sphinge aux caressants mots obscurs






gardienne au secret des plus troubles tempêtes



samedi 9 janvier 2010

rencontre, MCLXVI




J'ai plus de souvenirs...









...que si j'avais mille ans











rencontre, MCLXV



Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.


Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes,
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.


Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.


Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.


Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports,
Je contemple la terre, ainsi qu’une ombre errante :
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.


De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : Nulle part le bonheur ne m’attend.


Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières ?
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ;
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.






Que le tour du soleil ou commence ou s’achève,
D’un œil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu’il se couche ou se lève,
Qu’importe le soleil ? je n’attends rien des jours.


Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts ;
Je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire,
Je ne demande rien à l’immense univers.


Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d’autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j’ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux ?


Là, je m’enivrerais à la source où j’aspire,
Là, je retrouverais et l’espoir et l’amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour !


Que ne puis-je, porté sur le char de l’aurore,
Vague objet de mes vœux, m’élancer jusqu’à toi,
Sur la terre d’exil pourquoi restè-je encore ?
Il n’est rien de commun entre la terre et moi.


Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !



vendredi 8 janvier 2010

rencontre, MCLIV



LA TERRE EST BLEUE COMME UNE ORANGE






MA BELLE EST RONDE

MA BELLE EST RONDE



ET QUAND LA TERRE EST BLEUE DE RAGE

ET QUAND LA TERRE EST PRÊTE A CRAQUER








MA RONDE,

ELLE,

EST BELLE A CROQUER




jeudi 7 janvier 2010

rencontre, MCLXIII


J'ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.




Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,

Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.


mercredi 6 janvier 2010

rencontre, MCLXII



Nos Amours étant à l'image du moindre de nos quotidiens : question de choix, oui, question de choisir






entre ce qui est beau pour nous







et pour nous ce qu'il l'est un peu moins...




rencontre, MCLXI



Sachant que je n'ai nulle intention








de trahir mon camp



mardi 5 janvier 2010

rencontre, MCLX



Délicieuses ambiguïtés








Délices d'une décennie qui a cessé d'être frileuse...




lundi 4 janvier 2010

rencontre, MCLIX



Après tant de ciels et de cieux, un peu de retour sur


TERRE.


Sur terre où pas à pas grandissent à nouveau les jours.






NE LE SENTEZ-VOUS PAS ?



dimanche 3 janvier 2010

rencontre, MCLVIII



EPIPHANIE.






Ces trois Reines Mages sont les claires Annonciatrices d'un Monde à venir.

A venir et pourtant déjà né : à nous par notre audace, à nous par une urgente Intuition désormais de trouver au plus vite l'Enfant qui le porte, l'Enfant qui à son tour nous enfantera.




samedi 2 janvier 2010

rencontre, MCLVII



Certaines ont fait la fête, hier...







Mais si c'est un excès de tendresse, allez,







on vous pardonne...



vendredi 1 janvier 2010

rencontre, MCLVI



2010





Je connais les enjeux de ton oeil

ton oeil qui est une fleur

ton oeil où se jouera jour après jour cet infini bonheur

de cueillir en toi la Beauté