jeudi 31 juillet 2008

rencontre, CD



Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses
O toi, tous mes plaisirs ! O, toi, tous mes devoirs !
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses,


Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses,
Que ton sein m'était doux ! que ton coeur m'était bon !
Nous avons dit souvent d'impérissables choses
Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon.


Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l'espace est profond ! que le coeur est puissant !
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !


La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, ô douceur, ô poison !
Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,


Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton coeur si doux ?
Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses !


Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes ?





- O serments, ô parfums, ô baisers infinis.



rencontre, CCCXCIX



Rive reine,


oui

le sein de la femme

rive reine,

oui

le coeur de la femme

rive reine,

oui

le sang, le souffle de la femme

rive reine où l'homme un jour fut fait,

dit-on,







à son flanc accosté



rencontre, CCCXCVIII


... Au coeur de l'homme, solitude. Etrange l'homme, sans rivage, près de la femme,







riveraine.



rencontre, CCCXCVII


Etroits sont les vaisseaux, étroite notre couche

Immense l'étendue des eaux, plus vaste notre empire




Aux chambres closes du désir



rencontre, CCCXCVI


Je ne saurai jamais quand tu m'as dit : je t'aime


Je ne saurai jamais quand tu m'as dit : adieu

Si le fleuve et la mer effaçaient les poèmes





Mes mots seraient vaisseaux sur les lacs de tes yeux



rencontre, CCCXCV



Cette folie d'Amour que les dieux versèrent

Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !






Cette folie d'Amour que les dieux versèrent
Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !


Cette folie d'Amour que les dieux versèrent
Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !


Cette folie d'Amour que les dieux versèrent
Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !


Cette folie d'Amour que les dieux versèrent
Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !


Cette folie d'Amour que les dieux versèrent
Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !


Cette folie d'Amour que les dieux versèrent
Dans les eaux en même temps que l'Anxiété
Je la chauffe pour Toi

Grâce à l'appui de Varuna !



mercredi 30 juillet 2008

rencontre, CCCXCIV



Et puis jouir du plus pur






du plus clair parfum de ton sexe




rencontre,CCCXCIII


Trois allumettes une à une allumées
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche





Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras



rencontre, CCCXCII




rencontre, CCCXCI


Je vous donne mes rêves
afin que vous sachiez
l'odeur de vos cheveux


Je vous donne mes songes
pour que vous connaissiez
la lumière de vos yeux


Je vous donne mes fièvres
parce que vous oubliez




le parfum de vos lèvres



mardi 29 juillet 2008

rencontre, CCCXC



COGNITVM





CAELVM



rencontre, CCCLXXXIX



TERRA






INCOGNITA



rencontre, CCCLXXXVIII






L'âge d'airain





l'âge des reines



rencontre, CCCLXXXVII







LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE




rencontre, CCCLXXXVI







FEMME VOILEE



rencontre, CCCLXXXV

Baise m'encor, rebaise moy et baise :

Donne m'en un de tes plus savoureus,



Donne m'en un de tes plus amoureus :



Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.


rencontre, CCCLXXXIV


How can my Muse want subject to invent
While thou dost breathe, that pour’st into my verse
Thine own sweet argument, too excellent
For every vulgar paper to rehearse?

O, give thyself the thanks, if aught in me
Worthy perusal stand against thy sight ;
For who ’s so dumb that cannot write to thee,
When thou thyself dost give invention light ?

Be thou the tenth Muse, ten times more in worth
Than those old nine which rimers invocate ;
And he that calls on thee, let him bring forth
Eternal numbers to outlive long date.






If my slight Muse do please these curious days,
The pain be mine, but thine shall be the praise.


lundi 28 juillet 2008

rencontre, CCCLXXXIII



Mais surtout





un visage qui ne serait pas un miroir

ou bien seulement celui de ton âme

oui le visage de cette âme

le corps même de cette âme






l'accord de notre Amour



rencontre, CCCLXXXII



Sirène, ma soeur secrète,

ma mystérieuse oiseau-serpente






ô mon amante bien trop longtemps muette







apaise

ma soif

ma faim de Toi

oui montre-moi

enfin







ton vrai visage...



rencontre, CCCLXXXI


Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée

Et toi

Comme une algue doucement caressée par le vent

Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts

Deux petites vagues sont restées

Démons et merveilles

Vents et marées







Deux petites vagues pour me noyer.



dimanche 27 juillet 2008

rencontre, CCCLXXX



Regarde, ô soeur de corail rose,

la mer plurielle ourdie d'un nombre d'or

tramée d'une seule merveille,
dans une même maille ourlée

où la forme du vaste et du profond scintille,
où s'épousent l'infime et l'infini... ô soeur,

écoute, ô femme de corail, porte l'éclair
dans l'entraille fine des eaux.

Cherche le pli de l'onde, ouvre la veine glauque
vers les abysses myriadaires

d'un sang mauve qui tremble et se défait vers l'ombre...





Avive ! Avive un regard clair !



rencontre, CCCLXXIX


Aphrodite, fille de Dieu,

O tisseuse immortelle au trône étincelant,
Ne laisse pas mon coeur, écoutes-en mon voeu,







Ô reine, s'affliger sur les dégoûts pesants.


samedi 26 juillet 2008

rencontre, CCCLXXVIII



Mais Toi, mon âme,





clé de bien plus d'un songe,






que me dit vraiment
la couleur de ta peau
?




rencontre, CCCLXXVII



Femme nue, femme noire







Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !



J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.

Et voilà qu'au coeur de l'été et de midi, je te découvre terre promise du haut d'un haut col calciné.







Et ta beauté me foudroie en plein coeur comme l'éclair d'un aigle.



vendredi 25 juillet 2008

rencontre, CCCLXXVI


Seins solaires,




statues de soleils,






cultes secrets



jeudi 24 juillet 2008

rencontre, CCCLXXV


J'écris ton nom, ô belle


Grecque






Grecque

comme la plus belle








de mes lettres



rencontre, CCCLXXIV



Juillette,







sous le soleil







EXACTEMENT




mercredi 23 juillet 2008

mardi 22 juillet 2008

lundi 21 juillet 2008

dimanche 20 juillet 2008

rencontre, CCCLXX


En attendant cette heure qui peut-être viendra, mais peut-être aussi ne viendra pas, ne viendra jamais, et précisément pour qu'elle vienne, ne te laisse pas pas enfermer par les minutes qui te cernent, prennent peu à peu le pas sur toi,
t'enferme sans même que tu ne t'en apercoives : marées de tes minutes, règles de tes mois, rides de tes années, vol lent d'une vie, si tu n'y prends pas


garde...






Nais
ô toi, petit foetus encore de tes jours,









nais ô toi, et pas à ta seule apparence, si belle soit-elle, si belle
soit-elle,

si belle







SOIS-TU



rencontre, CCCLXIX


Ensuite, et seulement ensuite, tu pourras pleinement profiter du soleil, des soleils, de l'ensemble des soleils qui te sont offerts et que souvent tu ne sais pas encore






VOIR



samedi 19 juillet 2008

rencontre, CCCLXVIII


Car

A coeur, à corps, à cris

La Belle Etée,






ça cherche aussi quelque chose de plus obscur en Toi

quelque chose qu'il Te faut connaître

et surtout






reconnaître...