lundi 31 octobre 2011
dimanche 30 octobre 2011
rencontre, MDCCCXLIV
Libellés :
Pense de tout ton coeur ce que pense le mien
samedi 29 octobre 2011
rencontre, MDCCCXLIII
Amor fra l’erbe una leggiadra rete
d’oro et di perle tese sott’un ramo
dell’arbor sempre verde ch’i’ tant’amo,
benche n’abbia ombre piú triste che liete.

L’ésca fu ’l seme ch’egli sparge et miete,
dolce et acerbo, ch’i’ pavento et bramo;
le note non fur mai, dal dí ch’Adamo
aperse gli occhi, sí soavi et quete.
E ’l chiaro lume che sparir fa ’l sole
folgorava d’intorno: e ’l fune avolto
era la man ch’avorio et neve avanza.

Cosí caddi a la rete, et qui m’àn colto
gli atti vaghi et l’angeliche parole,
e ’l piacer e ’l desire et la speranza.
d’oro et di perle tese sott’un ramo
dell’arbor sempre verde ch’i’ tant’amo,
benche n’abbia ombre piú triste che liete.

L’ésca fu ’l seme ch’egli sparge et miete,
dolce et acerbo, ch’i’ pavento et bramo;
le note non fur mai, dal dí ch’Adamo
aperse gli occhi, sí soavi et quete.
E ’l chiaro lume che sparir fa ’l sole
folgorava d’intorno: e ’l fune avolto
era la man ch’avorio et neve avanza.

Cosí caddi a la rete, et qui m’àn colto
gli atti vaghi et l’angeliche parole,
e ’l piacer e ’l desire et la speranza.
vendredi 28 octobre 2011
rencontre, MDCCCXLII
Dos cuerpos frente a frente
son a veces dos olas
y la noche es océano.
Dos cuerpos frente a frente
son a veces dos piedras
y la noche desierto.

Dos cuerpos frente a frente
son a veces raíces
en la noche enlazadas.
Dos cuerpos frente a frente
son a veces navajas
y la noche relámpago.
Dos cuerpos frente a frente
son dos astros que caen
en un cielo vacío.
son a veces dos olas
y la noche es océano.
Dos cuerpos frente a frente
son a veces dos piedras
y la noche desierto.

Dos cuerpos frente a frente
son a veces raíces
en la noche enlazadas.
Dos cuerpos frente a frente
son a veces navajas
y la noche relámpago.
Dos cuerpos frente a frente
son dos astros que caen
en un cielo vacío.
jeudi 27 octobre 2011
mercredi 26 octobre 2011
mardi 25 octobre 2011
lundi 24 octobre 2011
dimanche 23 octobre 2011
samedi 22 octobre 2011
vendredi 21 octobre 2011
rencontre, MDCCCXXXV
Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;
Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;
Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Libellés :
Et des parcelles d’or ainsi qu’un sable fin
jeudi 20 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
lundi 17 octobre 2011
dimanche 16 octobre 2011
samedi 15 octobre 2011
rencontre, MDCCCXXIX
vendredi 14 octobre 2011
jeudi 13 octobre 2011
mercredi 12 octobre 2011
rencontre, MDCCCXXVI
mardi 11 octobre 2011
rencontre, MDCCCXXV
Tout beau corps, toutes belles images
Sont grossiers auprès de son visage
Que Philis a reçu des cieux.
Sa bouche, son rire et ses yeux
Mettent tous les coeurs au pillage.
Sa gorge est un divin ouvrage.
Rien n'est si droit que son corsage :
Enfin elle a, pour dire mieux,
Tout beau.
Parmi tout ce qui plus m'engage,
Est un certain petit passage,
Mais ce secret est pour les Dieux,
Ma plume changeons de langage
Tout beau.
lundi 10 octobre 2011
dimanche 9 octobre 2011
samedi 8 octobre 2011
vendredi 7 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
mercredi 5 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
rencontre, MDCCCXVII
Sa peau, piège sublime où tombe le vertige en suivant la pente du ventre qui s’étrangle, parfum de poivre noir dans le poil en triangle, un éclat de pomme dans la gorge, vestige du paradis...
dimanche 2 octobre 2011
samedi 1 octobre 2011
vendredi 30 septembre 2011
jeudi 29 septembre 2011
mercredi 28 septembre 2011
mardi 27 septembre 2011
lundi 26 septembre 2011
dimanche 25 septembre 2011
samedi 24 septembre 2011
vendredi 23 septembre 2011
jeudi 1 septembre 2011
rencontre, MDCCLXXXV
Toi, tu dois les aimer, les grands ciels de septembre,
Profonds, brûlants d'or vierge et trempés d'outremer.
Où dans leurs cheveux roux les naïades d'Henner
Tendent éperdument leur buste qui se cambre.
La saveur d'un fruit mûr et la chaleur de l'ambre
Vivent dans la souplesse et l'éclat de leur chair,
Et le désir de mordre est dans leur regard clair,
Dans l'étirement âpre et lassé de leur membre.
Leur prunelle verdâtre, où nagent assombris
Le reflet de la source et le bleu des iris,
A le calme accablant des lentes attirances.
On rêve des baisers qui seraient des souffrances,
Ô nymphe, ô source antique aux froides transparences !
dimanche 14 août 2011
rencontre, MDCCLXV
Hoy me he tendido junto a una joven pura
como a la orilla de un océano blanco,
como en el centro de una ardiente estrella
De su mirada largamente verde
la luz caía como un agua seca,
en transparentes y profundos círculos
de fresca fuerza.
Su pecho como un fuego de dos llamas
ardía en dos regiones levantado,
y en doble río llegaba a sus pies,
grandes y claros.
Un clima de oro maduraba apenas
las diurnas longitudes de su cuerpo
llenándolo de frutas extendidas
y oculto fuego.
samedi 13 août 2011
rencontre, MDCCLXIV
Penser qu'on vivra jamais dans cet astre,
Parfois me flanque un coup dans l'épigastre.
Ah ! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances
Aux soirs d'août par les féeries du silence !
Et quand tu roules, démâtée, au large
A travers les brisants noirs des nuages !
Oh ! monter, perdu, m'étancher à même
Ta vasque de béatifiants baptêmes !
Astre atteint de cécité, fatal phare
Des vols migrateurs des plaintifs Icare !
Œil stérile comme le suicide,
Nous sommes le congrès des las, préside ;
Crâne glacé, raille les calvities
De nos incurables bureaucraties ;
Ô pilule des léthargies finales,
Infuse-toi dans nos durs encéphales !
Ô Diane à la chlamyde très-dorique,
L'Amour cuve, prend ton carquois et pique
Ah ! d'un trait inoculant l'être aptère,
Les cœurs de bonne volonté sur terre !
Astre lavé par d'inouïs déluges,
Qu'un de tes chastes rayons fébrifuges,
Ce soir, pour inonder mes draps, dévie,
Que je m'y lave les mains de la vie !
Libellés :
...tout pour toi,
Lune,
quand tu t'avances
mardi 2 août 2011
samedi 30 juillet 2011
rencontre, MDCCLII
Si tu m'appartenais (faisons ce rêve étrange !),
Je voudrais avant toi m'éveiller le matin
Pour m'accouder longtemps près de ton sommeil d'ange,
Egal et murmurant comme un ruisseau lointain.
J'irais à pas discrets cueillir de l'églantine,
Et, patient, rempli d'un silence joyeux,
J'entr'ouvrirais tes mains, qui gardent ta poitrine,
Pour y glisser mes fleurs en te baisant les yeux.
Et tes yeux étonnés reconnaîtraient la terre
Dans les choses où Dieu mit le plus de douceur,
Puis tourneraient vers moi leur naissante lumière,
Oh ! Comprends ce qu'il souffre et sens bien comme il aime,
Celui qui poserait, au lever du soleil,
Un bouquet, invisible encor, sur ton sein même,
Pour placer ton bonheur plus près de ton réveil !
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