mardi 4 décembre 2007

rencontre, CLXV


...Par nature j'ai un corps gris,

Mais ne suis pas un homme, ni une femme
Les deux natures sont en moi
Ma chair et mon sang l'indiquent bien
Le sang m��le, la chair femelle
La force des deux, elle, est spirituelle.





J'ai le sexe de l'homme et celui de la femme
C'est pourquoi l'on me nomme


L'Hermaphrodite


J'ai mon tr��sor dans le royaume de la Terre
O�� sont les min��raux, m��taux et d'autres de la sorte
Cependant je ne suis pas l'un deux, comme on le pr��sume
Mais par nature je suis





U N I M E N T


rencontre, CLXIV



Ce que lisait dans son livre

La promeneuse des deux




Rives



lundi 3 décembre 2007

dimanche 2 décembre 2007

rencontre, CLXII



JE VOUS AIME






TEMPS


rencontre, CLXI



LE FILS DE L'HOMME







LA FILLE







DE LA FEMME



rencontre, CLX


O ma Guerrière





O

Mère





douce-amère


rencontre, CLIX


Voici notre Mère, Treize-Aigles

Maîtresse-De-La-Guerre


Aya !

Maîtresse-De-La-Guerre
Aya !

Elle est le Cerf de Colhuacan
Avec sa parure de plumes

Aya !

Déjà le Soleil est en guerre

Aya !

Déjà le Soleil est en guerre
Elle est le Cerf de Colhuacan
Avec sa parure de plumes


Aya !





Plume-d'Aigle a jeté son masque
Car celui qui se lève abandonne le sien !

Elle est le Cerf de Coalhuacan
Avec sa parure de plumes

Aya !



samedi 1 décembre 2007

rencontre, CLVIII



La voici, la Femme-Aigle
Celle-Qui-Fait-Croître-Tous-les-Légumes
Au visage cerclé de sang
Et couronné de plumes







Aya !

Plume-d'Aigle est venue balayer les chemins !

Elle

est le Cyprès de Chalman

Elle

est venue de Colhuacan !


Là où s'alignent les sapins
Dans la Région-Des-Origines
La Femme-Maïs vient sur la Terre divine
Appuyée sur son bâton à sonnailles


Ma main empoigne le faisceau d'épines
Ma main empoigne le faisceau d'épines !
La Femme-Maïs vient sur la terre divine
Appuyée sur son bâton à sonnailles


Ma main empoigne le balai
Ma main empoigne le balai
La Femme-Maïs vient sur la Terre divine
Appuyée sur son bâton à sonnailles






Voici notre Mère, Treize-Aigles

Aya !

La Reine de Ceux-de-Chalma
Sa flèche de cactus a fait toute sa gloire

Que m'emplisse mon Prince
Le Serpent-Des-Nuages

Aya !



rencontre, CLVII


MALDOROR





DI FEMINA


rencontre, CLVI


Tu me cherchais ?

Ne me cherche jamais

Je suis là



Embrassée du coeur aux chevilles
Nouée comme une pièce d'or
Dans le trésor secret de ta vie

Ne me cherche jamais





Je suis là où tu voulais que j'aille



vendredi 30 novembre 2007

rencontre, CLV


Cet obscur objet






du désir


jeudi 29 novembre 2007

rencontre, CLIV


Tu es colombe

Je suis moustique
Tu es lune de neige
Je suis nuit de chagrin

Tu es emplie de fruits
Je suis toute vermoulue
Tu es soleil d'ivresse
Je suis mélancolie


Toi la vie de ma vie
L'amour de mon amour
Je ne suis qu'un tapis
Etendu à tes pieds


Toi ma tendre fougère
A la robe nouvelle
Etoile du matin
Toute vêtue de blanc





Par-dessus les nuées
Toi ma source d'eau pure
Tu seras mon doux piège
Et moi ton ombre obscure


rencontre, CLIII



Tu es la fleur

Je suis l'épine

Tu es bonheur





Je suis tristesse


mercredi 28 novembre 2007

rencontre, CLII


Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Fraîcheur de la nuit






Chaleur de ma vie



mardi 27 novembre 2007

rencontre, CLI


Si tu pouvais savoir tout ce que je vois !

Tout ce que je sens !

Tout ce que j'entends dans tes cheveux !





Mon âme voyage sur le parfum

comme l'âme des autres hommes sur la musique



lundi 26 novembre 2007

rencontre, CL


O

mon Impalpable





ma Silencieuse sous le masque des marbres


rencontre, CXLIX



Te voici encore,

ces remuements incompris sur les lèvres





et tu te penches sur le même puits

au silence rauque



dimanche 25 novembre 2007

samedi 24 novembre 2007

vendredi 23 novembre 2007

rencontre, CXLV


Ayumi






in memoriam amoris noctis nostrae,

A. N. IX KAL. DEC.



rencontre, CXLIV


Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?





O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie
O le chant de la pluie !





Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi! nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.





C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine,
Mon coeur a tant de peine !


rencontre, CXLIII


Sainte Cécile




Que toujours on te touche
Comme moi maintenant
Comme mon souffle sur tes cils
Mon baiser sur ta bouche

Dans ton sommeil d'enfant

Cécile

ma fille


Cécile



jeudi 22 novembre 2007

rencontre, CXLII


L'on peut juger par signes évidents

Qu'il y a feu qui couve là-dedans




Et quand souvent je sangloutte et soupire





Que dans mon corps le feu croît et empire



mercredi 21 novembre 2007

rencontre, CXLI



Lèvres qui ressemblez aux livres entrouverts
Livres qui ressemblez aux lèvres refermées
Lèvres livres d'aimer où la louve s'entend
Lèvres livrées aux vents de la douceur du temps
Lèvres en un rire ourlées qui s'en vont en se cherchant
Lèvres frémir de sang sans un mot prononcé
Déchirées au réveil et qui s'en vont criant
L'inaudible secret des flammes renversées



Lèvres à tout jamais fermées sur le miroir
Lèvres du canal grande et fenice d'un soir
Effacées oubliées sans entendre ni voir
Un loup sur le visage un msque s'approcher
Lèvres cousues au fil de quatre chevaux blancs
Lèvres pulpes du vin et moirures du vent
Lèvres scellées un doigt sur le soleil levant

Tremblantes lèvres nues des folles chevauchées



mardi 20 novembre 2007

rencontre, CXL


J'ai tellement rêvé de toi
J'ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu'il ne me reste plus rien de toi

Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres
D'être cent fois plus ombre que l'ombre
D'être l'ombre qui viendra et reviendra





Dans ta vie ensoleillée


lundi 19 novembre 2007

rencontre, CXXXIX


S'una fede amorosa, un cor non finto,

un languir dolce, un desïar cortese ;
s'oneste voglie in gentil foco accese,
un lungo error in cieco laberinto ;

se ne la fronte ogni penser depinto,
od in voci interrotte a pena intese,
or da paura, or da vergogna offese ;
s'un pallor di vïola et d'amor tinto ;

s'aver altrui piu caro che se stesso ;
se sospirare et lagrimar maisempre,
pascendosi di duol, d'ira et d'affanno ;






s'arder da lunge et agghiacciar da presso
son le cagion' ch'amando i' mi distempre,
vostro, donna, 'I peccato, et mio fia 'I danno.



dimanche 18 novembre 2007

rencontre, CXXXVIII


Que ce soit Dimanche ou Lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit




Nous dormirons ensemble


rencontre, CXXXVII


Un soir...




dans le miroir à nu d'un rêve...


rencontre, CXXXVI


Songe




d'une après-midi d'automne


samedi 17 novembre 2007

rencontre, CXXXV


Je te salue,





Chute des reins,

chute du rêve enfantin d'être sage...



rencontre, CXXXIV


LA VOYEUSE, 2




MARIE-ANNE



rencontre, CXXXIII



LA VOYEUSE, 1




MARIANNE


rencontre, CXXXII


Ma petite automne




à l'oeil



rencontre, CXXXI


Mains,



Moi,




Mains moitiés


vendredi 16 novembre 2007

rencontre, CXXX


Dis-leur,
ma Concubine,




cet art de faire de l'Une




Deux


jeudi 15 novembre 2007

rencontre, CXXIX



Dis-leur,




ma Confidente,






ce que tu sais de Nous





sous le secret des soies


mercredi 14 novembre 2007

rencontre, CXXVIII


14 novembre





Sainte Valentine


mardi 13 novembre 2007

rencontre, CXXVII


Ô Tétin, ne grand, ne petit,

Tétin mûr, Tétin d'appétit,
Tétin qui nuit et jour criez :

Mariez-moi tôt, mariez !
Tétin qui t'enfles, et repousses
Ton gorgias de deux bons pouces,
A bon droit heureux on dira
Celui qui de lait t'emplira,





Faisant d'un Tétin de pucelle

Tétin de femme entière et belle.