jeudi 18 septembre 2008
mercredi 17 septembre 2008
rencontre, CDLXXXI
Madame, je vous donne un oiseau pour étrenne
Duquel on ne saurait estimer la valeur ;
S'il vous vient quelque ennui, maladie ou douleur,
Il vous rendra soudain à votre aise et bien saine.
Il n'est mal d'estomac, colique ni migraine
Qu'il ne puisse guérir, mais sur tout il a l'heur
Que contre l'accident de la pâle couleur
Il porte avecque soi la drogue souveraine.
Une dame le vit dans ma main, l'autre jour
Qui me dit que c'était un perroquet d'amour,
Et dès lors m'en offrit bon nombre de monnoie
Des autres perroquets il diffère pourtant :
Car eux fuient la cage, et lui, il l'aime tant

Qu'il n'y est jamais mis qu'il n'en pleure de joie.
mardi 16 septembre 2008
lundi 15 septembre 2008
dimanche 14 septembre 2008
rencontre, CDLXXXVII
Ô beaux yeux bruns de ma maîtresse,
Ô bouche, ô front, sourcil, et tresse,
Et vous, ô grâces que j'adore !
Pourrai-je bien quelque autrefois
Vous voir et vous ouïr encore
Comme je fis en l'autre mois ?

Rivages, monts, arbres et plaines,
Rivières, rochers et fontaines,
Antres, forêts, herbes et prés,
Voisins du séjour de la belle,
Et vous petits jardins secrets,
Je me meurs pour l'absence d'elle,

Et vous vous égayez auprès...
samedi 13 septembre 2008
rencontre, CDLXXV
Pleurez, doux alcyons, ô vous, oiseaux sacrés,
Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez.
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine.

Un vaisseau la portait aux bords de Camarine.
Là l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement,
Devaient la reconduire au seuil de son amant.
Une clef vigilante a pour cette journée
Dans le cèdre enfermé sa robe d'hyménée
Et l'or dont au festin ses bras seraient parés
Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés.
Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles,
Le vent impétueux qui soufflait dans les voiles
L'enveloppe. Étonnée, et loin des matelots,
Elle crie, elle tombe, elle est au sein des flots.
Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine.
Son beau corps a roulé sous la vague marine.
Thétis, les yeux en pleurs, dans le creux d'un rocher
Aux monstres dévorants eut soin de la cacher.
Par ses ordres bientôt les belles Néréides
L'élèvent au-dessus des demeures humides,
Le portent au rivage, et dans ce monument
L'ont, au cap du Zéphir, déposé mollement.
Puis de loin à grands cris appelant leurs compagnes,
Et les Nymphes des bois, des sources, des montagnes,
Toutes frappant leur sein et traînant un long deuil,
Répétèrent : « hélas ! » autour de son cercueil.
Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée.
Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée.
L'or autour de tes bras n'a point serré de noeuds.

Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux...
rencontre, CDLXXIV
Se eseguendo questo semplice atto :
respirare i capelli dell’amata
non si rischia la vita
non s’ipoteca il destino
dall’ultimo atomo del nostro sangue
all’astro più lontano
se in questo frammento di tempo
in cui tutto si compie
sul corpo dell’amata
non si chiariscono completamente
le nostre interrogazioni, inquietudini
e aspirazioni più contraddittorie
allora l’amore è effettivamente
come dicono i porci
un’operazione digestiva
di propagazione della specie
Per me gli occhi dell’amata
sono gravi e velati
come qualsiasi astro
e in anni luce
dovrebbe misurarsi l’irraggiamento
del suo sguardo
Si direbbe che la relazione di causalità
tra le maree
e le fasi della luna
è meno strana
che questo scambiarsi di sguardi (bagliori)
dove si danno appuntamento
come in un bagno cosmico
il mio destino
e quello dell’intero universo
Se muovo la mia mano
verso il seno dell’amata
non sono sorpresa
di vederlo all’improvviso
coperto di fiori
o che d’improvviso faccia notte
e mi portino una lettera chiusa
dentro mille buste
In queste regioni inesplorate
che ci offrono continuamente
l’amata
l’amata, lo specchio, la tenda
la sedia
cancello con voluttà
l’occhio che ha già visto
le labbra che hanno già baciato
e il cervello che ha già pensato
come fiammiferi
che non servono che una volta
Tutto deve essere reinventato
vendredi 12 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
mercredi 10 septembre 2008
rencontre, CDLXXI
Amour, tu me fis voir, pour trois grandes merveilles,
Trois seurs, allant au soer, se pourmener sur l'eau,![]()
Qui croissoient à l'envy, ainsi qu'au renouveau
Croissent dans un pommier trois pommettes pareilles.
Toutes les trois estoient en beauté nompareilles,
Mais la plus jeune avoit le visage plus beau
Et sembloit une fleur voisine d'un ruysseau
Qui remire dans l'eau ses richesses vermeilles.
Ores je souhaitois la plus vieille en mes voeus,
Et ores la moienne, et ores toutes deux,
Mais tousjours la petite estoit en ma pensée,
Et priois le Soleil de n'enmener le jour:
Car ma veüe en trois ans n'eust pas esté lassée
De voir ces trois Soleilz qui m'enflamoient
d'amour.
mardi 9 septembre 2008
lundi 8 septembre 2008
dimanche 7 septembre 2008
rencontre, CDLXVI
Et puis les Dimanches soir.

samedi 6 septembre 2008
rencontre, CDLXII
Ma dolente vie obscure,
Je ne sais comment je dure.
Et me faut, par couverture,
Chanter que mon cœur soupire
Et faire semblant de rire;
Mais Dieu sait ce que j’endure.
Je ne sais comment je dure.











































