mercredi 30 juillet 2008

rencontre, CCCXCII




rencontre, CCCXCI


Je vous donne mes rêves
afin que vous sachiez
l'odeur de vos cheveux


Je vous donne mes songes
pour que vous connaissiez
la lumière de vos yeux


Je vous donne mes fièvres
parce que vous oubliez




le parfum de vos lèvres



mardi 29 juillet 2008

rencontre, CCCXC



COGNITVM





CAELVM



rencontre, CCCLXXXIX



TERRA






INCOGNITA



rencontre, CCCLXXXVIII






L'âge d'airain





l'âge des reines



rencontre, CCCLXXXVII







LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE




rencontre, CCCLXXXVI







FEMME VOILEE



rencontre, CCCLXXXV

Baise m'encor, rebaise moy et baise :

Donne m'en un de tes plus savoureus,



Donne m'en un de tes plus amoureus :



Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.


rencontre, CCCLXXXIV


How can my Muse want subject to invent
While thou dost breathe, that pour’st into my verse
Thine own sweet argument, too excellent
For every vulgar paper to rehearse?

O, give thyself the thanks, if aught in me
Worthy perusal stand against thy sight ;
For who ’s so dumb that cannot write to thee,
When thou thyself dost give invention light ?

Be thou the tenth Muse, ten times more in worth
Than those old nine which rimers invocate ;
And he that calls on thee, let him bring forth
Eternal numbers to outlive long date.






If my slight Muse do please these curious days,
The pain be mine, but thine shall be the praise.


lundi 28 juillet 2008

rencontre, CCCLXXXIII



Mais surtout





un visage qui ne serait pas un miroir

ou bien seulement celui de ton âme

oui le visage de cette âme

le corps même de cette âme






l'accord de notre Amour



rencontre, CCCLXXXII



Sirène, ma soeur secrète,

ma mystérieuse oiseau-serpente






ô mon amante bien trop longtemps muette







apaise

ma soif

ma faim de Toi

oui montre-moi

enfin







ton vrai visage...



rencontre, CCCLXXXI


Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée

Et toi

Comme une algue doucement caressée par le vent

Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts

Deux petites vagues sont restées

Démons et merveilles

Vents et marées







Deux petites vagues pour me noyer.



dimanche 27 juillet 2008

rencontre, CCCLXXX



Regarde, ô soeur de corail rose,

la mer plurielle ourdie d'un nombre d'or

tramée d'une seule merveille,
dans une même maille ourlée

où la forme du vaste et du profond scintille,
où s'épousent l'infime et l'infini... ô soeur,

écoute, ô femme de corail, porte l'éclair
dans l'entraille fine des eaux.

Cherche le pli de l'onde, ouvre la veine glauque
vers les abysses myriadaires

d'un sang mauve qui tremble et se défait vers l'ombre...





Avive ! Avive un regard clair !



rencontre, CCCLXXIX


Aphrodite, fille de Dieu,

O tisseuse immortelle au trône étincelant,
Ne laisse pas mon coeur, écoutes-en mon voeu,







Ô reine, s'affliger sur les dégoûts pesants.


samedi 26 juillet 2008

rencontre, CCCLXXVIII



Mais Toi, mon âme,





clé de bien plus d'un songe,






que me dit vraiment
la couleur de ta peau
?




rencontre, CCCLXXVII



Femme nue, femme noire







Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !



J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.

Et voilà qu'au coeur de l'été et de midi, je te découvre terre promise du haut d'un haut col calciné.







Et ta beauté me foudroie en plein coeur comme l'éclair d'un aigle.



vendredi 25 juillet 2008

rencontre, CCCLXXVI


Seins solaires,




statues de soleils,






cultes secrets



jeudi 24 juillet 2008

rencontre, CCCLXXV


J'écris ton nom, ô belle


Grecque






Grecque

comme la plus belle








de mes lettres



rencontre, CCCLXXIV



Juillette,







sous le soleil







EXACTEMENT




mercredi 23 juillet 2008

mardi 22 juillet 2008

rencontre, CCCLXXII



Juillette





des Esprites...







lundi 21 juillet 2008

rencontre, CCCLXXI



Juillette,






une saison







en Paradis...








dimanche 20 juillet 2008

rencontre, CCCLXX


En attendant cette heure qui peut-être viendra, mais peut-être aussi ne viendra pas, ne viendra jamais, et précisément pour qu'elle vienne, ne te laisse pas pas enfermer par les minutes qui te cernent, prennent peu à peu le pas sur toi,
t'enferme sans même que tu ne t'en apercoives : marées de tes minutes, règles de tes mois, rides de tes années, vol lent d'une vie, si tu n'y prends pas


garde...






Nais
ô toi, petit foetus encore de tes jours,









nais ô toi, et pas à ta seule apparence, si belle soit-elle, si belle
soit-elle,

si belle







SOIS-TU



rencontre, CCCLXIX


Ensuite, et seulement ensuite, tu pourras pleinement profiter du soleil, des soleils, de l'ensemble des soleils qui te sont offerts et que souvent tu ne sais pas encore






VOIR



samedi 19 juillet 2008

rencontre, CCCLXVIII


Car

A coeur, à corps, à cris

La Belle Etée,






ça cherche aussi quelque chose de plus obscur en Toi

quelque chose qu'il Te faut connaître

et surtout






reconnaître...



vendredi 18 juillet 2008

rencontre, CCCLXVII



Quant aux autres créatures,
quant aux autres regards vers soi souvent portés,







je préfère à cette heure n'en point parler...



jeudi 17 juillet 2008

rencontre, CCCLXVI


Toutes les fées n'étant pas de vraies fées, naturellement. Ou du moins n'étant pas des fées d'Etée, ni même d'Eté. Je veux dire des fées solaires. Certaines faisant de ce solaire une chose solitaire, recueillie, tournée vers une autre saison : sans doute intérieure, encore que...






Discrètes, immobiles souvent, elles te tournent généralement le dos, mais gare au moment pourtant lumineux où elles se retournent, et te prennent dans le cercle de leurs yeux : où elles t'emportent vers cette saison même, vers cette saison où il n'est pas certain que tu trouves ce que ton Enfance y cherchait...

Peut-être parce que ce visage, ce regard,





c'est sans doute un peu le tien



mercredi 16 juillet 2008

rencontre, CCCLXV



La Fille de l'Etée





plus connue sous le nom de la Fille de l'air

une Sylve en fait

une Lutine,
une Espiègle, une Follette, une Jeannette,

et pourquoi pas

et pour de vrai





une Fée...


rencontre, CCCLXIV



La Mère de l'Etée






Plantureuse Mère emplie de Caresses

Frêle

Peau de Terre contre le Fer insolent d'Apollon



mardi 15 juillet 2008

rencontre, CCCLXIII



Et à présent l'Eté.






L'Eté, ou plus exactement l'Etée, est en fait une très jolie jeune fille, naturellement haute en couleurs, mais surtout en saveurs, parfums et autres petites choses secrètes et fort piquantes que toute une chacune se doit de découvrir, si elle désire garder longtemps dans sa mémoire et même ailleurs cette saison à chaque fois unique qui ne demande qu'à la séduire, et à être séduite par elle.


lundi 14 juillet 2008

rencontre, CCCLXII


Bien sûr, aujourd'hui, c'est aussi et surtout


MARIANNE






...la si grande, la si majestueuse, la si impressionnante Marianne (j'allais dire la si belle Marianne, mais en fait, à bien la regarder, et même, à bien la fréquenter tous les jours, je lui préfère sa petite soeur -vous savez bien, celle que beaucoup parmi nous préféreront fêter plutôt dans la nuit du 14 au 15, celle qu'elles vont certainement croiser à l'occasion du


bal,






celle avec qui elles aimeront tellement danser...