jeudi 10 janvier 2008

rencontre, CCXXV


Alors, à ce prix, et à ce prix seulement,






Tu pourras Te rencontrer






dans l'Unique







ou dans les Plusieurs de Toi



mercredi 9 janvier 2008

rencontre, CCXXIV



Ne crois jamais qu'en







TOI


rencontre, CCXXIII


Mais moi j'Te dis

fais gaffe

les rêves

c'est comme nous, ça




ça meurt aussi


rencontre, CCXXII


Parfois Tu m'dis

qu'Tu Les vois

qu'Tu vois ça

dans tes rêves

et même

dans c'grand rêve-là qui t'obsède

sans trêve

sans trêve

d'puis que T'es ici

et qui s'appelle

Tu dis








TA VIE



mardi 8 janvier 2008

rencontre, CCXXI



Mais des fois

tout ça

ça t' fait ni chaud

ni mot







Silence

tu m'fais

du bout

des doigts

tu m'dis

tais-toi

j't'aim'mieux comme ça

comme ça






Comm'ça

t'es Toi

t'es vraiment Toi

ton corps

c'est l'mot d'amour





l'plus doux qui soit




lundi 7 janvier 2008

rencontre, CCXX


Te llamo y te llamo
mientras besas y besas,
te busco de noche
mientras sé lo que haces,
esgrimo una sonrisa
en el espejo ascensor,
se queda allí pegada
con la escupida de dolerme
tres días seguidos
el mismo corazón,
tan tango y tan quebrada
con dos monedas sucias
y un par de ojos carbón,
la lija de tus manos
que se olvidan
de mis pechos,
un vale cuatro al alma
la quintaespera de algo,
mientras nadas en látigos
y eliges la mejilla
y tocas mis pupilas
con el aliento a sexo
metido en una excusa
de mi contestadora,
curioso el artefacto,
que no contesta nunca
sino que me desvela
con tus palabras cortas,
navajas,
incendio de corpiños
en lo de la memoria
y el trazo grueso a labio
que llevo de tu nombre
como plegaria invicta





de sola entre las solas,
de chica al ras de amar.




dimanche 6 janvier 2008

rencontre, CCXIX



Te souviens-Tu ?






Nous étions Trois. Trois déjà : et les plus belles, les plus puissantes des fées d'alors. Et les plus sages surtout. Trois venues de la lointaine Chaldée pour t'apporter l'or, l'encens, la myrrhe. Pour saluer Ta lumière. LA Lumière. La Lumière que Toi Tu devais répandre ensuite sur le Monde, et dans les coeurs. Pour les changer.

Nous étions Trois pourtant. Mais peut-être, belles, ne l'avons-nous pas été suffisamment, et puissantes, certainement pas assez non plus.

Quant à notre sagesse, notre pauvre petite sagesse...








Et Toi, de ton côté, qui te disais fils de l'Homme, et même d'un Dieu : Toi, de Notre Don,



qu'en as-Tu fait ?




rencontre, CCXVIII


MON AMOUR







Ἡ ἘΜΗ ἘΠIΦANEIA


samedi 5 janvier 2008

rencontre, CCXVII


Un jour

(un jour pendant que nous y sommes encore)


Un jour

Déesse

O

Maîtresse de nos coeurs si fins


Tu nous en apprendras tes règles,






dis ?



rencontre, CCXVI



Et qui nous laisse, là,


Danseuses


PreSqu'un peu perdues






sur l'entre deux pas de nos bonheurs


rencontre, CCXV


De le démaquiller, mon corps de si fragile petit personnage de ce grand morceau de Monde toujours tellement prompt à se remettre en mouvement, et à nous jeter sur sa Scène : car Elle était encore là, cette ombre rouge : rouge aux lèvres, rouge, rouge pudeur qui ne veut pas s'envoler de notre bouche, qui ne veut pas s'en laisser voler !






rouge morsure comme une incandescence, oui, rouge, rouge comme un fard, rouge comme une encre sur le papier de nos lettres, sur le souvenir de nos soupirs, sur le sang brûlant de nos étreintes, rouge sueur encore sur le parfum de nos promesses à peine éteintes,







rouge flamme rouge rouge sous sa cendre, feu que couve encore notre mémoire,







la blessure encore si vive de notre mémoire...



rencontre, CCXIV


Non, presque pas,
j'ai pensé.

Une sorte d'Intuition.

Mais

Voilà qu'un Acte nouveau du Monde commençait, et moi,
moi, moi qui avais à peine eu le temps de me






démaquiller des autres !


rencontre, CCXIII


O mon Apparition






PreSque paS




haSaRdeuse


rencontre, CCXII


Qui t'avait donc envoyée ?






Je te vis d'abord marcher. Avant même de voir ton visage. Car tout cela était éloigné encore. Mais cela avançait, venait vers moi. A ma rencontre. A Ta rencontre. Et rien ni personne ne pouvait l'empêcher.



rencontre, CCXI


C'est ce Destin précisément qui un soir est venu frapper derrière ma fenêtre : un soir de printemps peut-être, ou même d'été. Encore qu'il soit fortement probable que ce fût un soir d'hiver ; mais alors d'une essence très particulière, un soir aussi lumineux que trouble, et qui jetait toute son ambiguïté sur le monde extérieur : de telle façon qu'un court instant, à travers les rideaux pourtant tirés, je fus frappée par la manière de douceur inhabituelle qui régnait de l'autre côté des vitres : une sorte de grand apaisement soudain, de quiétude très lente pesant à travers toute la profondeur du ciel.





J'ouvris la fenêtre toute grande, comme attirée. Mon corps nu n'éprouva curieusement aucune sensation de froid. Oui, quelque chose se passait bien là, sous mes yeux, et tout autour. Ma chambre dominait la ville : je me rendis alors compte que cet étrange phénomène avait affecté bien plus que la température, ou même la luminosité générale : les mouvements, les bruits avaient comme cessé, ou étaient en train de le faire, les êtres même semblaient réduits à l'état curieux d'ombres, de silhouettes de plus en plus lointaines et se retirant progressivement du paysage, jusqu'à disparaître, jusqu'à laisser les rues désertes, les maisons inhabitées...

Et bientôt, effectivement, il ne resta plus personne, rien qu'une sorte de vaste décor de ville vide. Un décor comme attendant d'autres acteurs, une autre histoire.





C'est à ce moment-là précis que tu es apparue,

Léa.



rencontre, CCX



Les choses se jouent à peu. Les choses et les êtres.

Et les histoires entre les êtres.

Or c'est ce peu-là, ce très peu,

ce si peu qu'il est souvent une caresse impalpable

un mot muet,

un mot sans nom,

c'est celui-là pourtant qu'on appelle,

communément






LE DESTIN



vendredi 4 janvier 2008

rencontre, CCIX


RICORDI DI UN CAPODANNO FIORENTINO





QUALCHE SCENE HISTORICHE III




San Matteo, l'angelo e




l'Angela


rencontre, CCVIII


RICORDI DI UN CAPODANNO FIORENTINO




QUALCHE SCENE HISTORICHE II



La lezione d'anatomia





tra gli uomini





tra le donne



rencontre, CCVII


RICORDI DI UN CAPODANNO FIORENTINO




QUALCHE SCENE HISTORICHE I





La Discesa





della Croce


rencontre, CCVI


Derrière les fenêtres

Des vies

longtemps se perdent





Derrière les fenêtres

J'envie des mondes





Qui ressemblent aux songes


jeudi 3 janvier 2008

rencontre, CCV


J'avoue que ce pas franchi m'a fait tout le bien profond que mon corps en déshérence attendait depuis si longtemps. Trop de poussière parmi les mécanismes en sommeil. Trop de latence entre les rouages du non-temps ! Trop de peau qui s'y oublie, trop de caresses qui s'y dessèchent, trop de murmures qui s'y meurent ! Mais cela même a su finir : à moi, donc, maintenant, et sans plus attendre un seul instant,






LA VIE !


mercredi 2 janvier 2008

rencontre, CCIV


PONTE VECCHIO




PONTE





NUOVO


mardi 1 janvier 2008

rencontre, CCIII


Je vais.

Voilà. C'est comme une porte ouverte, un seuil de franchi. A présent, plus moyen de revenir en arrière. D'ailleurs, dites-moi, à chaque fois que le Temps

s'enclenche,







qui peut jamais revenir sur ses pas ?



lundi 31 décembre 2007

rencontre, CCII



PRIDIE KALENDAS



Mais voilà qu'il ne me reste plus qu'un jour. Qu'un tout petit jour d'après le Solstice d'hiver, un jour si bref et si fragile encore, si éloigné de tout printemps que celui-ci en paraît presque inconcevable...

Et alors, dans cette Histoire qui pourrait bien n'être qu'un conte, qu'une vision de cette Machine à laquelle tout cela a été depuis le début confié, je me mets à me demander moi-même si...

Mes Compagnes auraient-elles eu raison ? Tout ceci n'est-il que nouvelle folie de ma part ? Déraison d'une âme égarée dans une époque qui n'est plus vraiment ou pas encore la sienne ? Illusion, illusion de mots et d'images transitoires par quoi tout cela passe ici, à quoi tout cela se réduit peut-être...

Je cherche de nouveaux signes, comme une enfant égarée je demande des visages familiers : mes doigts parcourent le velours des murailles, mais n'y trouvent encore pour caresses que des sortes d'échos de pierres muettes, des miroirs d'aspérités obscures... Et venant à la rencontre de mes lèvres, nulle langue, nulle haleine même qui me soit connue...

Dois-je le franchir vraiment, ce pas symbolique d'une année nouvelle qui marquera le nouveau seuil de ma quête, le plus exaltant mais le plus difficile aussi, l'impossible si souvent : celui de ma rencontre avec les êtres d'ici ?

Je regrette, oui je regrette en cet instant la veine d'où je suis tirée, celle de ce marbre clair du pays d'où je viens, je regrette ce sang tiède fait de ses vignes et de ses soleils, celui qui coulait dans le corps de Paulina, juste avant, et qui savait si bien enivrer son coeur, lui faire oublier , un temps, cet éternel voyage...

Paulina ! Doit-elle donc être sage, une nouvelle fois, être raisonnable, être digne de tous les silences, de tous les accommodements, de toutes les compromis : et renoncer à poursuivre, à se poursuivre ?

Mais raisonnable est un mot que je ne sais plus traduire.

Trop tard. Trop tôt. Il faut me pardonner. Et puis, sur la frontière des simulacres, de tous ces simulacres qui n'auront cessé d'accompagner mon âme, toujours, toujours et toujours, il y a une nouvelle fois cet indicible sourire qui me répète : va !







Alors je vais.



dimanche 30 décembre 2007

rencontre, CCI


Ce palais aux cent pièces et aux cent princesses marquait cependant de son empreinte celle des Voyageuses qui une nuit, une seule nuit s'y était arrêtée. Il me restait alors, parmi le trouble, sinon la confusion qui pouvait à son réveil s'emparer de ses hôtes, à démêler du monde des illusions ceux des visages qui appartenaient à la réalité, cette réalité qui un jour m'avait fait prendre le chemin étroit qui menait à Léa, ce chemin si difficile et auquel tant de mes proches compagnes m'avaient à plusieurs reprises incitée à renoncer.

Et pourtant ! Nul ne l'ignorait vraiment mon entêtement, ni ma détermination un peu folle à poursuivre une chimère lorsque l'intuition m'en avait donné le signal, sinon l'ordre : cet ordre secret du Coeur au respect duquel je me suis toujours engagée, et qui nourrit sans doute la force qui me pousse aujourd'hui ...

Il me fallait donc entreprendre cette nouvelle épreuve de ma quête : après avoir mis à nu mon coeur, mettre véritablement à la même lumière celui des ces regards qui m'avait, alors que je ne l'avais pas encore fixé véritablement, éblouie.





Eblouie. De cet éblouissement qui précisément ne devait pas m'aveugler, et me perdre, comme tant d'autres avant moi, mais bien au contraire me mener à cette reconnaissance lumineuse vers quoi sont portées les âmes jumelles lorsque, vêtues de nouvelles apparences, et mises à la redoutable épreuve du Temps, elles doivent malgré tout se reconnaître et, s'étant reconnues, si elles y parviennent jamais, se réunir à nouveau.





Se réunir pour y unir la toute-puissance de leur Amour.

De cet Amour qui, seul, pourra changer le Monde.



samedi 29 décembre 2007

rencontre, CC



PVLCHERRIMA LEA







VRIT SEV TYRIA VOLVIT PROCEDERE PALLA
VRIT SEV NIVEA CANDIDA VESTE VENIT
TALIS IN AETERNO FELIX VERTVMNVS OLYMPO
MILLE HABET ORNATVS MILLE DECENTER HABET
SOLA PVELLARVM DIGNA EST CVI MOLLIA CARIS
VELLERA DET SVCIS BIS MADEFACTA TYROS
POSSIDEATQVE METIT QVIDQVID BENE OLENTIBVS ARVIS
CVLTOR ODORATAE DIVES ARABS SEGETIS
ET QVASCVMQVE NIGER RVBRO DE LITORE GEMMAS
PROXIMVS EOIS COLLIGIT INDVS AQVIS






HANC VOS PIERIDES FESTIS CANTATE KALENDIS
ET TESTVDINEA PHOEBE SVPERBE LYRA
HOC SOLLEMNE SACRVM MVLTOS HAEC SVMET IN ANNOS
DIGNIOR EST VESTRO NVLLA PVELLA CHORO



vendredi 28 décembre 2007

rencontre, CXCIX


Là-bas,

j'habitais un grand Palais

fait

de plus de cent pièces et cent princesses







Mais

notre coeur était un seul

un seul et même et si unique

que toutes

elles n'avaient de cesse

de trouver ça magique

que toutes






elles Le désignaient



jeudi 27 décembre 2007

rencontre, CXCVIII


J'ai crainte, et j'ai eu froid. Sois avec moi
contre la nuit du froid -comme au tertre des Rois,
face à la mer, et pour le rite du Solstice, l'astre rouge
par le prêtre attaché à son montant de pierre noire...






Tiens-moi plus fort contre le doute et le reflux de la

Mort...



mercredi 26 décembre 2007

rencontre, CXCVII



SOGNO DI UNA NOTTE DI NATALE II



Car

Des nuits avaient passé

Des jours entiers

Loin de ma Belle

Belle bella

Bellissima





Et ma Belle

Belle bella

Bellissima

Lea

m'avait-elle





oubliée ?


rencontre, CXCVI


SOGNO DI UNA NOTTE DI NATALE I



Tu pensavi : "che cosa mi regalera ?"

Finalmente è venuto Natale
eccomi qui alla porta, e tutto
è Natale scrupolosamente
l'esatto sogno dei bambini
col gelo col grigio col vento
che fa turbinare quei cosi
di ghiaccio e di neve e le famiglie
che si chiudono come valve
tram fermi automobili poche
eccomi qui da te col regalo
io che te lo avevo promesso
ciao ciao ho avuto la forza
di arrivare fin qui se non altro...

Ma dico : quando l'avrai consumato
e resterà un fogliettino
un fagiolo un cece un nulla
e ti scivolerà fra le dita
precipitando giù nel lavantino
dico, amore, per un istante almeno







ti ricorderai di me ?



mardi 25 décembre 2007

rencontre, CXCV


Tal era io a quella vista nova :

veder voleva come si convenne

l'imago al cerchio e come vi s'indova ;

ma non eran da ciò le proprie penne :

se non che la mia mente fu percossa

da un fulgore in che sua voglia venne.

A l'alta fantasia qui mancò possa ;

ma già volgeva il mio disio e 'l velle,

si come rota ch'igualmente è mossa,






l'amor che move il sole e l'altre stelle


lundi 24 décembre 2007

rencontre, CXCIV


O luce etterna che sola in te sidi,

sola t'intendi, e da te intelletta






e intendente te ami arridi !



rencontre, CXCIII



O quanto è corto il dire e come fioco

al mio concetto ! e questo, a quel ch'i' vidi,







è tanto, che non basta a dicer 'poco' !