dimanche 23 décembre 2007

rencontre, CXCII


O grande angelo nero

fuligginoso riparami

sotto le tue alli

che io possa sorradere

i pettini dei pruni, le luminarie dei forni

e inginocchiarmi

sui tizzi spenti se mai

vi resti qualche frangia





delle tue penne



samedi 22 décembre 2007

rerncontre, CXCI



Alors que nos corps saisis de tremblements

salés et chauds

comme une salive s'unissaient





à la Mer





comme un baiser, Léa






Lions of flaming fire

raging around & melting the metals into living fluids !



rencontre, CXC


Léa,

si loin du ciel ancien




this marble built heaven !


vendredi 21 décembre 2007

rencontre, CLXXXIX



Puis nous fûmes sur les Autres Bordées du Monde





Léa et moi entrées

d'un coup par une faille, en quelque sorte

de ses paupières

alors que






Ancient wonders frown over the Kingdom

and cries of women and babes are heard



jeudi 20 décembre 2007

rencontre, CLXXXVIII


When I came home : on the abyss of the five senses, where a flat sided steep frowns over the present world, I saw a mighty Devil folded in black clouds, hovering on the sides of the rock : with corroding fires he wrote the following sentence now percieved by the minds of men, & read by them on earth :


How do you know but ev'ry Bird that cuts the airy way

Is an immense world of delight, clos'd by your






senses five ?



mercredi 19 décembre 2007

rencontre, CLXXXVII


Since brass, nor stone, nor earth, nor boundless sea,
But sad mortality o'ersways their power,
How with this rage shall beauty hold a plea,
Whose action is no stronger than a flower ?

O, how shall summer's honey-breath hold out
Against the wreckful siege of battering days,
When rocks impregnable are not so stout,
Nor gates of steel so strong, but Time decays ?

O fearful meditation ! where, alack,
Shall Time's best jewel from Time's chest lie hid ?
Or what strong hand can hold his swift foot back ?
Or who his spoil of beauty can forbid ?






O, none, unless this miracle have might,
That in black ink my love may still shine bright



mardi 18 décembre 2007

rencontre, CLXXXVI


Ed ecco si leva e scompare

Il vento : ecco torna dal mare




Ed ecco sentiamo ansimare






Il cuore che ci amò di più !


rencontre, CLXXXV


j'entrai

ce matin-là

avec Toi, Léa






dans le chemin difficile et sauvage


lundi 17 décembre 2007

rencontre, CLXXXIV



Mais que la Mort






mord







dans ce dernier baiser

que vos lèvres déchues n'ont plus su







retenir



dimanche 16 décembre 2007

rencontre, CLXXXIII



Forme si douce


O Soeurs


lorsque la Vie






vous embrassa



rencontre, CLXXXII


Dormantes Amantes


au corps


d'or


oublié






et dont le regard


déli


catement se redresse


un temps


puis


nous fixe






forme douce




rencontre, CLXXXI



Oh corps

de tant de créatures dou

loureuses




de tant de créatures do

lantes





dont la mémoire est à peine

dépossédée de sa terre

dor

mante...





vendredi 14 décembre 2007

rencontre, CLXXX



Ce sont ces mondes aux cent mille multiples visages




qui nous ont précédées


rencontre, CLXXIX


Dès le franchissement
opéré





l'illusion
clairement





levée



jeudi 13 décembre 2007

rencontre, CLXXVIII


Je

commence avec Toi

Léa

le franchissement des mondes

- des deux mondes

dis-tu

-possible

possible ou bien peu

importe

seul

nous

attend

le


Nouveau







L'ETERNEL NOUVEAU MONDE



mercredi 12 décembre 2007

rencontre, CLXXVII


Si, hoy ya me voy




con mi amiga Lea



rencontre, CLXXVI


ENTONCES





YA ME VOY


mardi 11 décembre 2007

rencontre, CLXXV


Je vous laisse le poisson, qui probablement continuera à tourner longtemps, très longtemps. Vu sous un certain angle, il n'y a aucune raison pour que les choses changent : ça tourne, ça tourne, ça tourne tout simplement ; ça tourne de toutes parts et de tous temps tout simplement. En rond. Et c'est bien ça justement qui est pour moi désespérant,

absolument,

désespérément désespérant.





Et moi je ne suis pas désespérée.


Je suis juste belle


belle



ET JE SUIS VIVANTE.



rencontre, CLXXIV


C'était un jour de décembre. Un onze, et bien gris. Et il y avait devant moi ce poisson crétin à tourner en rond et de l'autre côté la mer. Crétin parce qu'il ne l'avait même pas vu, l'autre côté. La mer entière qui le regardait et lui, rien. Comment dit-on que ça s'appelle, tout ça, ai-je alors pensé :

LA VIE ?





C'est le jour même et l'instant où j'ai décidé

de partir avec Elle,


de l'autre côté.


lundi 10 décembre 2007

rencontre, CLXXIII


Mais peut-être ai-je été, comme à l'accoutumée

trop vive

bien trop rapide, oui

trop désireuse de ces métamorphoses à cette heure

immobiles

encore





encore à leur respiration de pierre


à leurs langues


empesées



dimanche 9 décembre 2007

rencontre, CLXXII


Pour se réunir

enfin






Briser le miroir pour en tirer l'Eclat de Soi



samedi 8 décembre 2007

rencontre, CLXXI


Mais il faut pour cela s'élancer

s'élancer

et puis le chevaucher

le chevaucher encore et puis le dompter





LE LION DE LEUR CHUTE


vendredi 7 décembre 2007

rencontre, CLXX


Naturellement





certaines de ces feuilles tentent


de fuir


il faut alors les rattraper



jeudi 6 décembre 2007

rencontre, CLXIX


LEA,


c'est la petite ramasseuse de feuilles mortes, celle que nous avons déjà rencontrée l'autre jour, du côté du début de l'automne. L'autre fois, il n'y en avait encore qu'une seule. Mais à présent, comme le nombre de celles-ci a considérablement augmenté, avec tout ce vent, avec toute cette pluie, avec tout ce gel aussi, avec toute cette accumulation de grandes et de petites intempéries de saison, Léa sait qu'elle a désormais de l'ouvrage, beaucoup d'ouvrage...

Elle le sait si bien que dès aujourd'hui elle s'active, s'active à nettoyer les pavés gris de son enfance, à mettre un peu d'ordre dans tout ça.





Histoire de préparer le Printemps, en quelque sorte.



mercredi 5 décembre 2007

rencontre, CLXVIII



C'est alors qu'Elle a surgi






LEA



mardi 4 décembre 2007

rencontre, CLXVII



Elle revenait de loin, cette voix.


Et ce Livre ! Car enfin quoi, qu'est-ce que c'est que cette histoire de Livre, et Celui-là, et tout premier lieu ? La foule considérables des ouvrages que j'avais lus jusque-là, mais dont, il faut bien le dire, je n'avais rien retenu. Rien. Absolument rien. Même pas les fines gravures qui les agrémentaient parfois. Non, rien.





Rien qu'une très très grande page blanche,
cernée d'ombres plus grandes encore.


rencontre, CLXVI



Mais avant que je n'en aie bien saisi le sens





"Il est grand temps que tout ce songe te réveille..."

me fit, sonore

une petite voix d'encre

surgie du Livre


rencontre, CLXV


...Par nature j'ai un corps gris,

Mais ne suis pas un homme, ni une femme
Les deux natures sont en moi
Ma chair et mon sang l'indiquent bien
Le sang m��le, la chair femelle
La force des deux, elle, est spirituelle.





J'ai le sexe de l'homme et celui de la femme
C'est pourquoi l'on me nomme


L'Hermaphrodite


J'ai mon tr��sor dans le royaume de la Terre
O�� sont les min��raux, m��taux et d'autres de la sorte
Cependant je ne suis pas l'un deux, comme on le pr��sume
Mais par nature je suis





U N I M E N T


rencontre, CLXIV



Ce que lisait dans son livre

La promeneuse des deux




Rives



lundi 3 décembre 2007

dimanche 2 décembre 2007

rencontre, CLXII



JE VOUS AIME






TEMPS


rencontre, CLXI



LE FILS DE L'HOMME







LA FILLE







DE LA FEMME



rencontre, CLX


O ma Guerrière





O

Mère





douce-amère


rencontre, CLIX


Voici notre Mère, Treize-Aigles

Maîtresse-De-La-Guerre


Aya !

Maîtresse-De-La-Guerre
Aya !

Elle est le Cerf de Colhuacan
Avec sa parure de plumes

Aya !

Déjà le Soleil est en guerre

Aya !

Déjà le Soleil est en guerre
Elle est le Cerf de Colhuacan
Avec sa parure de plumes


Aya !





Plume-d'Aigle a jeté son masque
Car celui qui se lève abandonne le sien !

Elle est le Cerf de Coalhuacan
Avec sa parure de plumes

Aya !



samedi 1 décembre 2007

rencontre, CLVIII



La voici, la Femme-Aigle
Celle-Qui-Fait-Croître-Tous-les-Légumes
Au visage cerclé de sang
Et couronné de plumes







Aya !

Plume-d'Aigle est venue balayer les chemins !

Elle

est le Cyprès de Chalman

Elle

est venue de Colhuacan !


Là où s'alignent les sapins
Dans la Région-Des-Origines
La Femme-Maïs vient sur la Terre divine
Appuyée sur son bâton à sonnailles


Ma main empoigne le faisceau d'épines
Ma main empoigne le faisceau d'épines !
La Femme-Maïs vient sur la terre divine
Appuyée sur son bâton à sonnailles


Ma main empoigne le balai
Ma main empoigne le balai
La Femme-Maïs vient sur la Terre divine
Appuyée sur son bâton à sonnailles






Voici notre Mère, Treize-Aigles

Aya !

La Reine de Ceux-de-Chalma
Sa flèche de cactus a fait toute sa gloire

Que m'emplisse mon Prince
Le Serpent-Des-Nuages

Aya !



rencontre, CLVII


MALDOROR





DI FEMINA


rencontre, CLVI


Tu me cherchais ?

Ne me cherche jamais

Je suis là



Embrassée du coeur aux chevilles
Nouée comme une pièce d'or
Dans le trésor secret de ta vie

Ne me cherche jamais





Je suis là où tu voulais que j'aille