Take all my loves, my love, yea, take them all
What hast thou then more than thou hadst before ?
No love, my love, that thou mayst true love call :
All mine was thine before thou hadst this more...
Lèvres qui ressemblez aux livres entrouverts Livres qui ressemblez aux lèvres refermées Lèvres livres d'aimer où la louve s'entend Lèvres livrées aux vents de la douceur du temps Lèvres en un rire ourlées qui s'en vont en se cherchant Lèvres frémir de sang sans un mot prononcé Déchirées au réveil et qui s'en vont criant L'inaudible secret des flammes renversées
Lèvres à tout jamais fermées sur le miroir Lèvres du canal grande et fenice d'un soir Effacées oubliées sans entendre ni voir Un loup sur le visage un msque s'approcher Lèvres cousues au fil de quatre chevaux blancs Lèvres pulpes du vin et moirures du vent Lèvres scellées un doigt sur le soleil levant
Tétin refait, plus blanc qu'un oeuf, Tétin de satin blanc tout neuf, Tétin qui fait honte à la rose, Tétin plus beau que nulle chose,
Tétin dur, non pas tétin, voire Mais petite boule d'ivoire, Au milieu duquel est assise Une fraise, ou une cerise Que nul ne voit, ne touche aussi, Mais je gage qu'il est ainsi : Tétin donc au petit bout rouge, Tétin qui jamais ne se bouge, Soit pour venir, soit pour aller, Soit pour courir, soit pour baller ; Tétin gauche, Tétin mignon, Toujours loin de son compagnon, Tétin qui portes témoignage Du démourant du personnage, Quand on te voit, il vient à maints Une envie dedans les mains De te tâter, de te tenir : Mais il se faut bien contenir D'en approcher, bon gré ma vie,
O beaux yeux bruns, ô regards détournés, O chauds soupirs, ô larmes épandues, O noires nuits vainement attendues, O jours luisants vainement retournés !
O tristes plaints, ô désirs obstinés, O temps perdu, ô peines dépendues, O mille morts en mille rets tendues, O pires maux contre moi destinés !
En su llama mortal la luz te envuelve. Absorta, pálida doliente, así situada contra las viejas hélices del crepúsculo que en torno a ti da vueltas.
Muda, mi amiga, sola en lo solitario de esta hora de muertes y llena de las vidas del fuego, pura heredera del día destruido.
Del sol cae un racimo en tu vestido oscuro. De la noche las grandes raíces crecen de súbito desde tu alma, y a lo exterior regresan las cosas en ti ocultas, de modo que un pueblo pálido y azul de ti recién nacido se alimenta.
Oh grandiosa y fecunda y magnética esclava del círculo que en negro y dorado sucede: erguida, trata y logra una creación tan viva que sucumben sus flores, y llena es de tristeza.