mercredi 25 juillet 2007

rencontre, LXXXV


Petits triangles d'or





entre





amies...



mardi 24 juillet 2007

rencontre, LXXXIV


Soeurs de soleil et de lune






Dont l'une est brune





L'autre pas



vendredi 20 juillet 2007

rencontre, LXXXIII



Redis-moi ton visage,






Redessine ta main

Je ne me souviens plus,

Exilée de caresses,







Redis-moi la note et la couleur,

Je ne me souviens plus de l'odeur du matin.

La lueur s'est cassée qui chantait dans mes yeux,

Le crépuscule habite sous tes paupières closes.

Redis-moi le crépitement du feu l'or,

L'arbre et le soleil,

Redis-moi la parole et le geste

Je ne me souviens plus du sang

De ta douleur et de ma nuit






Je ne sais que la terre où tu dors enfermée





vendredi 13 juillet 2007

rencontre, LXXXII


Cherchant sous soi sans cesse





cette main





où se reposer




mardi 10 juillet 2007

rencontre, LXXXI


...Jusqu'à ce que sa bouche rose

La berceuse de ses bras nus
La douceur de sa parole
Et mon coeur ne soit plus





qu'unes



samedi 7 juillet 2007

rencontre, LXXX

Que révèle




ce mystère mis à nu de ton dos ?





mon coeur retourné lui aussi





le sait-il ?



lundi 2 juillet 2007

rencontre, LXXIX


Ces statues endormies




qui rêvent





toutes blanches





à des amours qui les feraient marcher


dimanche 1 juillet 2007

rencontre, LXXVIII


Je vais vers Toi sur la pointe des seins




et je frôle des fruits tièdes


samedi 30 juin 2007

rencontre, LXXVII


Entre mes bras le vertige




Une femme comme d'une source





Une femme



vendredi 29 juin 2007

rencontre, LXXVI


Ce soir la lune est sans visage




Jusqu'à son souvenir





que larmes ont emporté...



vendredi 22 juin 2007

rencontre, LXXV


Belle à charmer les miroirs,

Belle à vivre, belle à voir,
Belle comme on n'est plus belle,

Mon amour





De quel pays me viens-tu,
Belle, longue, lisse et nue,

Mon amour ?



jeudi 21 juin 2007

rencontre, LXXIV


Erano i capei d'oro a l'aura sparsi
che 'n mille dolci nodi gli avolgea,
e 'l vago lume oltra misura ardea
di quei begli occhi, ch'or ne son si scarsi ;

e 'l viso di pietosi color' farsi,
non so se vero o falso, mi parea ;
i' che l'esca amorosa al petto avea,
qual meraviglia se di subito arsi ?

Non era l'andar suo cosa morrale,
ma d'angelica forma ; et le parole
sonavan altro, che pur voce humana.





Uno spiro celeste, un vivo sole
fu quel ch'i' vidi : et se non fosse or tale,
piagha per allentar d'arco non sana.



dimanche 10 juin 2007

rencontre, LXXIII


Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? -Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.





Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.



mardi 5 juin 2007

rencontre, LXXII


Mais tout autour de Toi

Quoi




d'autre que Nous ?



vendredi 1 juin 2007

rencontre, LXXI


Et tout autour de Toi


Qui donc serait plus belle

Sous ce ciel

Sinon Celle




Qui le soutient ?


mercredi 30 mai 2007

rencontre, LXX


Blessure de ma belle Amour,

née sous le signe sacré du




Verso



vendredi 25 mai 2007

rencontre, LXIX



Toi, chair de ma chair, matin, midi, nuit, toutes mes heures et mes saisons ensemble

Toi, sang de mon sang, toutes mes fontaines, la mer et mes larmes jaillissantes

Toi, les colonnes de ma maison, mes os, l'arbre de ma vie, le mât de mes voiles et tout le voyage au plus profond de moi

Toi, nerf de mes nerfs, mes plus beaux bouquets de joie, toutes mes couleurs éclatées

Toi, souffle de mon souffle, vents et tempêtes, le grand air de ce monde me soulève comme une ville de toile

Toi, coeur de mes yeux, le plus large regard, la plus riche moisson de villes et d'espaces du bout de l'horizon ramenée

Toi, le goût du monde, toi l'odeur des chemins mouillés, ciels et marées sur le sable confondus

Toi, corps de mon corps, ma terre, toutes mes forêts, l'univers chavire entre mes bras

Toi, la vigne et le fruit, toi le vin et l'eau, toi le pain et la table, communion et connaissance aux portes de la mort

Toi, ma vie, ma vie qui se desserre, fruit d'un pas léger sur la ligne de l'aube, toi l'instant et mes bras dénoués

Toi le mystère repris, toi mon doux visage étranger, et le coeur qui se lamente dans mes veines comme





une blessure



lundi 21 mai 2007

rencontre, LXVIII


Croient-ils voiler l'éclat de ton visage ?





Or ce vol le révèle

samedi 12 mai 2007

rencontre, LXVII


How can my Muse want subject to invent,

While thou dost breathe, that pour'st into my verse
Thine own sweet argument, too excellent
For every vulgar paper to rehearse ?

O, give thyself the thanks, if aught in me
Worthy persual stand against thy sight ;
For who's so dumb that cannot write to thee,






When thou thyself dost give invention light ?


jeudi 10 mai 2007

rencontre, LXVI


Fut-il jamais douceur de coeur pareille


A voir Manon dans mes bras sommeiller ?


Son front coquet parfume l'oreiller




Dans son beau sein j'entends le coeur qui veille





Un songe passe, et s'en vient l'égayer.



vendredi 4 mai 2007

rencontre, LXV


A midi, entre ce sable et ce sel


entre ce soleil et cette écume

d'où tu sors, ma soeur,





d'où tu viens, Vénus


mardi 1 mai 2007

rencontre, LXIV


Le bain dans la mer,




à midi.


vendredi 27 avril 2007

rencontre, LXIII


O reine des bergers !





Porte aux travailleurs l'eau-de-vie,

Pour que leurs forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer, à midi.



samedi 21 avril 2007

rencontre, LXII


Avant que la main de l'Homme







n'y ait posé ses dieux



rencontre, LXI


Gloire à ma genèse





au creux,





au plein de ton corps...



samedi 7 avril 2007

rencontre, LX


Gloire





d'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur


dimanche 1 avril 2007

rencontre, LIX


Q
uand je glisse en tes yeux,
Une allée me prolonge
Loin du mortel pays.

Amour, il fallait bien que tu sois.

Au bord des rives où tout trépigne et s'efface
Il fallait bien que l'eau perpétuelle




Nous donne ce qui est plus que la vie.



samedi 31 mars 2007

rencontre, LVIII


Je l'ayme bien pource qu'elle a les yeux
Et les sourcils de couleur toute noire,
Le teint de rose et l'estomac d'yvoire,
L'aleine douce et le ris gracieux.

Je l'ayme bien pour son front spacieux,
Où l'amour tient le siège de sa gloire,
Pour sa faconde et sa riche mémoire
Et son esprit plus qu'autre industrieux.

Je l'ayme bien pour ce qu'elle est humaine,
Pour ce qu'elle est de sçavoir toute pleine,
Et que son coeur d'avarice n'est poingt.




Mais qui me fait l'aymer d'une amour telle
C'est pour autant qu'ell'me tient bien en point
Et que je dors quand je veux avec elle.



jeudi 22 mars 2007

rencontre, LVII


Car il s'agit de le saisir, le jour






Avant que de sa plus belle bouche

Il ne s'empare à jamais de ta langue


mercredi 21 mars 2007

rencontre, LVI

Printemps.

Jour de ton premier baiser de






L'Hôtel de Ville.


mercredi 14 mars 2007

rencontre, LV


Pas un seul bruit d'insecte ou d'abeille en maraude,
Tout dort sous les grands bois accablés de soleil
Où le feuillage épais tamise un jour pareil
Au velours sombre et doux des mousses d'émeraude.



Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde
Et, sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil,
De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil
Qui s'allonge et se croise à travers l'ombre chaude.


Vers la gaze de feu que trament les rayons,
Vole le frêle essaim des riches papillons
Qu'enivrent la lumière et le parfum des sèves ;


Alors mes doigts tremblants saisissent chaque fil,
Et dans les mailles d'or de ce filet subtil,



Chasseur harmonieux, j'emprisonne mes rêves.



jeudi 1 mars 2007

rencontre, LIV


Parfois l'une reste de pierre,






l'autre pas



mercredi 28 février 2007

rencontre, LIII


Et la bière et l'alcôve en blasphèmes fécondes



Nous offrent tour à tour, comme deux bonnes soeurs,



De terribles plaisirs et d'affreuses douceurs



mardi 27 février 2007

rencontre, LII


Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.





Dites, qu'avez-vous vu ?


lundi 26 février 2007

rencontre, LI


Etonnants voyageurs ! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires
Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.





Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile !
Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons...